mercredi 31 décembre 2008

2009 !



A nos Lecteurs,

Joyeuses Fêtes

et Heureuse Année 2009
!

mardi 30 décembre 2008

Ce qu’il faut savoir…

. Maroc : l’Union européenne prévoirait une aide de 360 millions d’euros en 2009. L’objet de ce prêt sera de financer les projets de réformes envisagées dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’exploitation de l’eau. Ce montant aura doublé par rapport à 2007, puisqu’il était alors de 190 millions d’euros.
Cette annonce a été faite par le chef de la Délégation de l’Union européenne au Maroc. Il faut savoir que ce dernier bénéficie, depuis octobre 2008, d’un « statut avancé », donnant ainsi au Maroc une place qui se situerait entre Etat associé et Etat membre. D’autre part, l’UE et le Maroc se sont entendus pour une coopération plus engagée aussi bien en matière de politique étrangère que dans d’autres domaines comme l’agriculture, l’énergie et les transports.

. Maroc : un prêt de 230 millions d’euros a été accordé par la Banque européenne d’investissement (BEI), qui seront destinés au financement des réseaux électriques (170 millions d’euros) et du programme national des routes rurales (60 millions d’euros). Les conventions de financement ont été co-signées le 5 décembre 2008, à Rabat, par le ministre marocain de l’Equipement et du Transport, et le Vice-président de la BEI.

. Institut de Prospective Economique du Monde méditerranéen (IPEMed) : cet organisme est une institution de droit privé (think tank) international rassemblant experts, industriels et politiques des pays de l’Union européenne et des deux rives de la Méditerranée. L'IPEMed a pour objet de réunir des personnalités dont les apports de réflexion pourraient avoir un impact sur l'économie et les "services fondamentaux à la personne".
L'institut se compose :
- d'un comité de parrainage politique ;
- d'un Conseil scientifique rassemblant des experts des deux rives ;
- d'un Conseil de surveillance de l’IPEMed qui a été installé en octobre 2007 à Paris. Ce conseil comprend seize entreprises françaises et seize entreprises algériennes, égyptiennes, espagnoles, grecques, jordaniennes et tunisiennes.

Le 17 décembre dernier, l'IPEMed a organisé, à l'Ecole nationale d'Administration (Paris), une conférence-débat sur les "Fondements d'une stratégie de l'eau en Méditerranée. Services de l'eau, climat et sécurité". Cette rencontre, faite en partenariat avec la Fondation pour la Recherche Stratégique et le soutien de Suez Environnement, a réuni quelque 200 experts, politiques, institutionnels et représentants d’entreprises des deux rives de la Méditerranée (dont Algérie, France, Liban, Tunisie, OTAN).

Dans la journée, les travaux se sont déroulés autour de trois tables-rondes :
- la première a été consacrée à l'Urgence climatique, avec la présentation du rapport l'IPEMed, "Région méditerranéenne et changement climatique : une nécessaire anticipation" ;
- la seconde table-ronde a lancé le débat sur le thème "Eau et sécurité dans le Bassin méditerranéen" : en l'occurrence, "identifier les sources existantes et potentielles de tensions liées à l'eau" et, par extension, de connaître les instruments de prévention en matière de ces crises ;
- la troisième table-rond "Orientations stratégiques" s'est penchée sur les "avancées réalisées depuis la Déclaration commune du Sommet de Paris pour la Méditerranée", cela toujours en matière d'assainissement et de gestion des ressources en eau.

Contact : 132, bd du Montparnasse - 75014 Paris - Tél. : +33 1 56 54 38 38 - Site :
www.ipemed.coop

dimanche 30 novembre 2008

En librairie ...

Le marché du véhicule léger et la distribution des pièces détachées automobiles au Maghreb, en Egypte et en Libye - Bilan du marché automobile de l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie : le parc des véhicules neufs, d’occasion, le marché des pièces détachées, la réglementation et les circuits de distribution, la concurrence des marques asiatiques.
Editions UBIFRANCE
Référence : 9782279537302 - 2008 - 168 pages – 23,5 € HT
Commande sur le site :
http://www.ubifrance.fr/default.asp



L'essentiel d'un marché : Portugal - Ouvrage élaboré par la Mission économique de Lisbonne sur le marché portugais. « Ce pays est pour la France un partenaire commercial de premier plan qui se situe au 15ème rang de ses clients et au 17ème rang de ses fournisseurs. »
Editions UBIFRANCE
Référence : 9782279417208 - 2008 - 250 pages – 23,79 €HT (offre spéciale)
Commande sur le site :
http://www.ubifrance.fr/default.asp




L'essentiel d'un marché : Chypre – Les opportunités de développement de l’économie chypriote qui connaît, sur décision du ministère de l’Economie, une croissance à la baisse (à 3,5 %), « en raison de l’impact de la crise des subprimes américains sur l’économie européenne, la hausse du prix des matières premières et l’accélération de l’inflation. »
Editions UBIFRANCE
Référence : 9782279417178 - 2008 - 224 pages – 23,70 € HT (offre spéciale)
Commande sur le site :
http://www.ubifrance.fr/default.asp

Marchés des pays de la Méditerranée : séminaires

Le marché de la Syrie - Avril 2009
Séminaire sur le marché syrien et notamment sur les relations franco-syriennes en matière de développement des infrastructures dans les transports, en énergie, en assainissement et eau ; les partenariats avec le secteur privé feront partie du programme. Ce séminaire est réservé aux entreprises françaises.
Organisateur : UBIFRANCE - Séminaires
Contact : Jacqueline HUGUIN
Tél. : +33 (0)1 40 73 37 72
Adresse : 77, boulevard St Jacques - 75014 Paris (France)

Rencontres juridiques Proche et Moyen-Orient - Juin 2009

Comment gagner les marchés de la zone proche et moyen-orientale. Comment investir, en tenant compte des contraintes, dans les projets immobiliers, industriels, éducatifs et culturels ? Réservées aux entreprises françaises.
Organisateur : UBIFRANCE - Cellule Juridique
Contact : Martine BENAYOUN
Tél. : +33 (0)1 40 73 34 95
Adresse : 77, boulevard St Jacques - 75014 Paris (France)

Egypte : agroalimentaire, tourisme et TIC - Septembre ou octobre 2009
Le séminaire aborde trois activités majeures de l'Egypte, les TIC, l'agroalimentaire et le tourisme et les rencontres B to B pourront être organisées entre les professionnels égyptiens et français de ces secteurs. Rencontre destinée seulement aux entreprises françaises.
Organisateur : UBIFRANCE - Séminaires
Contact : Jacqueline HUGUIN
Tél. : +33 (0)1 40 73 37 72
Adresse : 77, boulevard St Jacques - 75014 Paris (France)

samedi 29 novembre 2008

Union pour la Méditerranée : réunion des ministres des Affaires étrangères à Marseille

Lors de leur rencontre, les 4 et 5 novembre 2008 au Parc du Pharo à Marseille, les ministres des Affaires étrangères de l’Union pour la Méditerranée, ont élaboré une déclaration finale de leur réunion de travail sur ce qui vont être les priorités de l’Union.

Parmi les décisions arrêtées, on note que la Ligue des Etats arabes participera « à toutes les réunions à tous les niveaux du Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée ».
Bien entendu, le volet politique et diplomatique a été abordé par les ministres des Affaires étrangères sur lequel nous n’y attarderons pas, les lecteurs pourront, pour cela, retrouver la Déclaration dans sa totalité sur le site de l'Union européenne :
http://www.ue2008.fr/

Le volet institutionnel
.
la co-présidence s’appliquera « aux sommets, aux réunions interministérielles, aux réunions des hauts fonctionnaires, au Comité permanent conjoint et, si possible, aux réunions d’experts/ad hoc dans le cadre de l’initiative ». les deux co-présidents seront issus d’un pays méditerranéen et d’un pays européen. La seule différence qui interviendra, c’est au niveau de la période de leur mandat : le choix du président européen doit se faire en conformité avec les dispositions de l’Union européenne quant à sa représentation extérieure ; celui du président méditerranéen se fera « par consensus, pour une période renouvelable de deux ans ».
. les hauts fonctionnaires sont chargés de recenser et évaluer les progrès accomplis dans tous les volets du « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée », y compris les questions qui étaient précédemment traitées par le Comité Euromed.
. les « sommets bisannuels des chefs d’État entérineront les priorités stratégiques du Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée qui lui seront communiquées par les ministres des Affaires étrangères. »
. les ministres des Affaires étrangères auront à charger les hauts fonctionnaires d’approuver les lignes directrices et les critères d’évaluation des propositions de projets.

Deux entités apparaissent pour l’instant dans la formation structurelle de l’Union pour la Méditerranée :

Un Comité permanent conjoint : basé à Bruxelles – donc suffisamment proche de la base européenne -, il apportera son concours aux réunions des hauts fonctionnaires et à leur préparation, et en assurera le suivi adéquat. « Il traitera des questions précédemment examinées par le Comité Euromed et ne relevant pas de la compétence des hauts fonctionnaires. » De ce fait, le Comité Euromed sera dissous.

Un Secrétariat : personnalité juridique autonome, mandaté pour les questions purement techniques, il est chargé du suivi et de la promotion des nouveaux projets régionaux, sous-régionaux ou transnationaux – y compris les projets privés - ainsi que de la recherche de financements et de partenaires pour la mise en œuvre ; de la « concertation opérationnelle avec toutes les structures du processus, en particulier avec les coprésidences, y compris en élaborant des documents de travail pour les instances de décision ». Il devra tenir compte des lignes directrices fixées par les Hauts fonctionnaires. Il sera basé à Barcelone – sphère méditerranéenne mais toujours dans un pays européen et donc la possibilité d’un siège en Egypte, ou en Tunisie ou au Maroc est dès lors écartée. Cela devrait intervenir avant mai 2009...
Les frais de fonctionnement seront financés par une subvention de fonctionnement « répartie de manière équilibrée entre les partenaires euro-méditerranéens, sur une base volontaire et le budget communautaire. » Les premières contributions seront versées dès les statuts adoptés.

Quant à l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne : sa position « devrait être encore renforcée et ses travaux mieux coordonnés avec ceux des autres institutions du partenariat. »

Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères ont pris note de l’avis rendu par le Comité des régions, le 9 octobre dernier, et de la proposition de créer une assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM). « Les membres de l’assemblée représenteraient les élus locaux et régionaux de l’UE ainsi que les élus des pays méditerranéens partenaires, tout comme le fait à son niveau la représentation parlementaire au sein de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne ». Les hauts fonctionnaires sont chargés d’étudier la possibilité d’associer l’ARLEM dès que le Partenariat sera établi.

Le volet Programme de travail pour 2009
La Déclaration finale donne, à titre indicatif pour 2009, les prochains rendez-vous :
· 3e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’eau ;
· 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur les projets de développement durable ;
· 6e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur les transports et le développement urbain ;
· 2e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ;
· 6e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’énergie ;
· 4e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’environnement ;
· 2e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur le renforcement du rôle des femmes dans la société ;
· conférence annuelle sur la transition économique Euromed ;
· 9e réunion ministérielle de la FEMIP ;
· 5e réunion ministérielle ECOFIN euro-méditerranéenne ;
· 8e conférence euro-méditerranéenne des ministres du commerce ;
· 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement rural ;
· 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur la justice, la liberté, la sécurité ;
· 11e réunion ministérielle euro-méditerranéenne consacrée aux affaires étrangères.
· 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur le développement humain.

vendredi 28 novembre 2008

Etats généraux culturels méditerranéens

Les Etats généraux culturels méditerranéens se sont tenus, à Marseille, du 4 au 5 novembre derniers. Organisés par la présidence française de l’Union européenne, à la faveur de l’année 2008 déclarée « Année du dialogue interculturel euro-méditerranéen ».
Ces Etats généraux représentent cette dimension culturelle à laquelle s’est attelée la réunion, durant ces mêmes journées, des ministres des Affaires étrangères de l’Union pour la Méditerranée. Sous la co-présidence des ministres français et égyptien des Affaires étrangères, la conférence ministérielle dite du « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée » (qui prendra selon la déclaration finale la dénomination d'"Union pour la Méditerranée") a débouché sur un accord global de partenariat autour de la Méditerranée. Nous ferons par ailleurs une synthèse de la déclaration finale.
Durant ces deux jours, les participants ont réfléchi sur les propositions et les projets non gouvernementaux et cela, autour de huit ateliers : Mémoires, histoires, patrimoines ; Images, audiovisuel, cinéma ; Écrits, traduction, bibliothèques ; Artistes, création artistique, mobilité artistique et culturelle ; Religions et sociétés ; Modernisation des sociétés et droit ; Education et université ; Identités, cultures, valeurs et visions de la Méditerranée.
Une autre initiative intéressante a été lancée, pour avoir une approche plus poussée de ce qui sera l’objet de ces deux journées : un forum où les personnes intéressées pourraient s’y inscrire et donner leur point de vue (
http://egcmed.leforum.eu/index.php).
Par ailleurs, on apprend que Renaud Muselier, ancien ministre français, a été nommé par le Président de l’Union européenne, à la tête du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée et cela, jusqu’à fin décembre 2013, année qui sera celle du projet « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture ».

lundi 20 octobre 2008

Egypte : plusieurs prêts approuvés par l’Agence française de développement



(Photo : siège de l'Agence française de développement)

L’Agence française de développement est un établissement de crédit spécialisé. Elle ne finance que les projets publics ou privés qui répondent aux critères établis par le Comité d’aide au développement de l’OCDE (source : www.minefe.gouv.fr). Parmi les projets qu’elle finance, on note ceux qui concernent les transports, le développement urbain, l’eau, l’assainissement, l’énergie. C’est le cas, par exemple, de l’Egypte :

. Aéroport du Caire : un prêt de 55 millions d’euros, approuvé par l’AFD (Agence française de développement, sera accordé à la Cairo Airport Company pour la modernisation des terminaux de l’aéroport du Caire et la construction d’un troisième terminal que la compagnie égyptienne avait engagés.

. Programme européen d’amélioration de l’eau et de l’assainissement dans le Delta du Nil : l’AFD a approuvé un prêt de 40 millions d’euros à l’Etat égyptien qui a souscrit des investissements conséquents en vue d’atteindre un taux de desserte de près de 100% pour l’eau potable. Cependant, l’assainissement auquel les zones rurales n’y ont accès que très partiellement, lui, il demeure en l’état, tout comme le traitement des eaux usées qui demeure encore faible ; cela, malgré une nette réforme au sein des services administratifs étatiques qui a conduit à la création d’entreprises publiques indépendantes.
Par ailleurs, en vue d’aider à l’application de ces réformes, un programme au coût de 272 millions d’euros, consentis par plusieurs bailleurs européens, a été mis sur pied. Le même programme devra améliorer les conditions d’accès à l’eau de 1,6 million de personnes et à l’assainissement, de 2,5 millions de personnes.

. Financement des petites et moyennes entreprises égyptiennes : l’AFD a approuvé un prêt d’un montant de 30 millions d’euros au Crédit Agricole Egypte, qui devrait financer environ 500 petites et moyennes entreprises. Le marché des grandes entreprises étant devenu très concurrentiel, les banques se tournent vers le marché des petites et moyennes entreprises qui tend à devenir un vecteur important dans la croissance économique et un fournisseur d’emplois pour une Egypte aux prises avec le chômage et une croissance minimale.

dimanche 19 octobre 2008

"Etats généraux du multilinguisme : la diversité des langues, une chance pour l’Europe"


(© PHOTO INN)
Paris, septembre 2008 - Ce sera une Europe qui diversifiera sa connaissance des langues européennes, qui ne se contentera plus de produire des « apprenants » mais qui comprendra des « parlants » : l’enfant européen aura ainsi à parler très tôt, deux voire trois langues européennes. Les termes de « langue nationale » ont été totalement absents chez les différents interlocuteurs.

De cette journée qui ne fut pas sans richesses quant à la qualité des intervenants et où l'on avancera l'idée d'un ERASMUS des enseignants sur l'exemple de
l'ERASMUS des étudiants (échanges d'étudiants inter-universitaires) pour préparer les enseignants à leurs futures prérogatives, on retiendra l’intervention –pour ce qui nous concerne– du Vice-président du Parlement européen, Miguel Ángel Martínez Martínez, pour lequel les langues des communautés migrantes ont leur place, en raison de leur importance dans les pays d’accueil : comme le turc, l’arabe, l’hébreu et même le chinois ; les trois premières jouent, en outre, un rôle plus que conséquent en raison de la nouvelle création réunissant pays européens et pays sud-méditerranéens. « Il faut tenir compte, a-t-il dit également, des langues des pays candidats à l’Union européenne : le turc et le croate. »

Venant à la suite du mot de bienvenue de Maurice Quenet, recteur de l’Académie et chancelier des universités de Paris, Christine Albanel, ministre française de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, devait noter que si « la langue porte l’estime de soi, elle doit s’ouvrir aux autresaller à la découverte de l’autre ». La langue en tant que barrière, elle est une sorte « d’intégrisme culturel » : or, stratégiquement, « l’Etat et les régions ne se limitent pas à la civilisation et l’apprentissage des langues ... elles s’intègrent dans tous les passages de la vie. »

De son côté, Léonard Orban, commissaire européen chargé du multilinguisme a souhaité que cette rencontre « soit porteuse de changements » car une pensée nouvelle évolue en matière de multilinguisme : créer des « ports entre les cultures, des ports entre les peuples ». Il devait, ensuite, présenter le programme mis en place par l’Union européenne, dont voici quelques lignes :
- une communication stratégique résultant d’un vaste processus de consultation,
- groupe d’experts en matière de multilinguisme mis en place, en 2007, sous la direction d’Amin Maalouf (voir notre premier article)
- dialogue interculturel
- forum des affaires
- consultation en ligne des Européens
- consultation des autres institutions européennes
- langues et migrations
- intégration.
Relevant que l’Europe comprend 27 langues, 60 langues régionales et 175 nationalités différentes, Léonard Orban a ajouté que « l’apprentissage des langues des migrants est une réalité inévitable » et que l’apprentissage sera sur deux langues, outre la langue maternelle, comme cela avait été vu par le Processus de Barcelone. Le groupe présidé par Amin Maalouf a établi une langue personnelle (entendez pas là, langue maternelle) et deux langues internationales.

Cette importante rencontre, qui a réuni, outre plusieurs ministres de pays européens, plus de 800 participants des divers pays européens (chercheurs, enseignants universitaires, traducteurs, sommités du monde de la culture et des affaires), a pris fin avec le discours de clôture du ministre français de l’Education nationale, Xavier Darcos, qui a fait le point sur les méthodes de l’enseignement des langues.

Ce qu’il faut savoir (suite)

. Maroc : un important programme d’investissement dans plusieurs régions du pays va dynamiser les activités économiques et, particulièrement dans les secteurs lourds tels que l’industrie automobile, l’électricité, l’industrie chimique et pétrochimique. Ce sont dix-huit projets (dont six cependant pour arbitrage), d’un montant global de 8 milliards de dirhams marocains qui ont été retenus, en mai dernier, par la Commission des investissements. Les régions de Meknès-Tafilalet, Oued Eddahab-Lagouira, Chaouïa-Ouerdigha et du Grand Casablanca sont concernées par ce programme.
. Espagne : le « Talgo » ou de son vrai nom « Tren articulado ligero Goicoechea Oriol », train hôtel reliant l’Espagne à la France, a remporté le Prix pour l’innovation, dans le secteur ferroviaire. La vitesse de croisière d’un train Talgo est de 330 km/h. Le train doit son nom à l’entreprise espagnole de construction de matériel ferroviaire, la Patentes Talgo S.A., fondée en 1942. Aujourd’hui, plusieurs trains « Talgo » relient l’Espagne à la France, l’Italie, le Portugal et la Suisse.

... et en très bref ...
. Union pour la Méditerranée : il semblerait que l'on table sur un financement de 10 milliards d’euros par an à partir de 2013.
. Turquie : la BEI accorde un prêt 135 millions d’EUR pour appuyer la réalisation de projets hydro-électriques.
. Algérie : ce pays est désormais l’un des pays les moins endettés dans le monde.

vendredi 3 octobre 2008

Ce qu’il faut savoir

. Tunisie : Les Pays-Bas sont le premier partenaire de la Tunisie dans le secteur de l’eau et de l’hydraulique. En mai dernier, un séminaire a réuni les deux pays partenaires sous l’égide conjointe de l’ambassade néerlandaise et du CEPEX (Centre de promotion des exportations.
Cette rencontre a permis de faire le tour des possibilités de coopération dans la gestion de l’eau (construction de barrages, barrages collinaires, ouvrages de recharge des nappes phréatiques), avec une exploitation rationnelle des ressources dont épuration et valorisation des eaux usées et dessalement des eaux salées). Processus qui n’est pas sans apport positif dans la mesure où la Tunisie fait partie des pays distribuant une consommation en eau inférieure à la norme internationale, soit 1000 m3 par habitant et par an. Actuellement, 88% des ressources en eau sont exploitées et avec cette coopération, elles devront atteindre les 95% en 2015.

. Tunisie : présente, par le biais du CEPEX – que nous citons ci-dessus – au premier salon Zoom By Fatex qui s’est tenu, du 23 au 26 septembre derniers, à Paris. Près de dix-huit entreprises tunisiennes) s’activant dans les secteurs de l’habillement et de la lingerie ont tenu leurs stands à ce salon international de la confection (la Tunisie possédant un potentiel très dynamique dans ce secteur). Celui-ci a été lancé dans le cadre de la zone Euromed qui regroupe, rappelons-le, les pays du Maghreb, de l’Europe occidentale et de l’Europe de l’Est notamment.

mercredi 24 septembre 2008

Paris : Etats généraux du multilinguisme

Nous les avions annoncés, il y a quelque temps dans notre numéro de juin : les Etats généraux du multilinguisme s'ouvriront, demain, le 26 septembre, au grand amphithéâtre de la Sorbonne (47, rue des Ecoles) à Paris.
Cette importante rencontre -près de 800 participants- se fait sous l'égide des ministères français des Affaires étrangères et européennes, de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Culture et de la Communication.

La séance inaugurale se fera en présence de Christine Albanel, ministre française de la Culture et de la Communication, et d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie.

La journée de travail comprend trois grands volets :
- table ronde sur « Multilinguisme, traduction et circulation des œuvres en Europe », en présence des personnalités de la culture : Italie, Grèce, France, Espagne. Le Portugal est représenté par son ministre de la Culture.
- table ronde sur « Multilinguisme, compétitivité économique et cohésion sociale », en présence du ministre d’Etat belge et ancien vice-président de la Commission européenne, et avec la participation de représentants de l’Allemagne, du Danemark, de la France, d’Italie, de la Pologne et du Comité économique et social européen, ainsi que du président de la commission Europe du MEDEF.
- table ronde sur « Créativité et innovation pour une éducation plurilingue en Europe », où interviendront, outre la ministre luxembourgeoise de l’Education nationale et de la formation professionnelle, des membres du monde universitaire d’Italie, de France, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.

La diffusion en français et dans plusieurs autres langues des communications et des débats sera assurée par l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris III.

Il faut noter que les Etats généraux du multilinguisme ont lieu en même temps que la Journée européenne des langues et dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

jeudi 18 septembre 2008

Ce qu'il faut savoir ...

Young Mediterranean Leaders : premier forum à Tunis

Dans le cadre du programme Invest in Med (intéressant les réseaux euro-méditerranéens de chambres de commerce et d’industrie, d’alliances d’entreprises et d’agences de développement économique), le premier Young Mediterranean Leaders Forum se tiendra, à Tunis, du 16 au 18 octobre 2008.
Ce forum qui réunira des décideurs des deux rives de la Méditerranée, a pour objectif premier de proposer des projets générés par de jeunes leaders du monde économique, politique, scientifique et culturel de la région nord et sud méditerranéenne. Ensuite, ce forum sera l’idée de lancer un réseau de jeunes décideurs âgés de 30 à 45 ans, très impliqués et très dynamiques dans leurs domaines respectifs.
Aussi, l’appel est fait par Invest in Med en direction des initiatives qui devront être envoyées par leurs initiateurs avant le 21 septembre 2008 à :
initiatives@invest-in-med.eu
Par ailleurs, pour assister à ce forum, la participation se fait sur invitation. Pour ce faire, il faut se rapprocher soit de :
- Young Mediterranean Leaders Forum:
www.yml-forum.org
- REGARDS
8, rue Fallempin – 75015 Paris (France)
Mail :
yml@regards-events.fr
Tél. : +33 1 45 78 36 00

samedi 9 août 2008

International NewsNet fait une pause ...

Durant ce mois d'août, International NewsNet prend le temps de souffler un peu.
Toutefois, une permanence sera assurée, afin de continuer à vous tenir informés de ce qui se passe dans la région euro-méditerranéenne.

International NewsNet
vous remercie d'être venus si souvent, pour cette première année de son existence, et vous souhaite d'excellentes vacances !

Note aux lecteurs : pour trouver l'article que vous recherchez, il vous suffit d'aller sur la colonne de droite - Notre articlothèque -. Nous avons noté, en effet, que beaucoup de nos lecteurs recherchent une information précise mais qui ne se trouve pas forcément sur la première page d'INN. Pour les articles publiés en juillet, ils se trouvent immédiatement en dessous de l'Articlothèque.

mercredi 6 août 2008

Bourse du travail : concours international administrateur scientifique

Concours international pour le recrutement d’un administrateur scientifique au Centre international de Hautes études agronomiques méditerranéennes. Les tâches de cet administrateur seront d’assurer une fonction d’enseignement, de recherche et de gestion de projets.
La date limite de dépôt du dossier de candidature est fixée au 31 août 2008. Pour les modalités de soumission des candidatures, deux liens :
Information :
http://www.iamm.fr/actu/agenda/ressources/recru_gestion_eau_fr.pdf
Envoi dossier : emploi@iamm.fr
Contact : IAMM - 3191 route de Mende, 34093 Montpellier cedex 5, France – Tél. [33] (0)4 67 04 60 00 – Fax : [33] (0)4 67 54 25 27
Site :
http://www.iamm.fr/

Union pour la Méditerranée : prochain rendez-vous en novembre

. Une actualité euro-méditerranéenne au ralenti mais ...
... à propos de l’Union pour la Méditerranée, officiellement née en juillet dernier, ce que l'on sait de ses prochaines activités, c'est que les ministres des Affaires étrangères se réuniront en novembre 2008.
Nous ne savons pas si cette réunion mettra à l'ordre du jour les questions d’ordre pratique – outre le financement du fonctionnement - comme celle de désigner la ville où la nouvelle entité aura le siège de son Secrétariat général. Plusieurs pays candidats sont en lice : le Maroc, l’Espagne, la Tunisie et la France (Marseille).
A suivre…

dimanche 3 août 2008

L'Institut Amadeus : un pôle de réflexion

Un nouvel organisme vient d’être inauguré, en juillet, à Rabat (Maroc) : il s’agit de l’Institut Amadeus dont la mission sera d’identifier et d’analyser les problèmes du Maghreb, dans le cadre des questions se posant quant à l’Union pour la Méditerranée.
A l’origine, soit en 2005, l'institut était une association qui s’était fixée pour objectifs de promouvoir le Processus de Barcelone.
Son innovation en tant qu’institut est intervenue quelques jours avant le sommet de Paris du 13 juillet 2008. Dorénavant, cet organisme axera ses projets de recherche sur l’avenir de l’Union pour la Méditerranée mais n'en oubliera pas pour autant l’Union du Maghreb Arabe.
A propos des objectifs et les personnalités impliquées dans la recherche au sein d’Amadeus, son vice-président Salah Touihri soulignera au magazine « Magharebia » qui l’a interviewé que « Les chercheurs maghrébins et les spécialistes de la région ont un grand rôle à jouer. Par un travail démonstratif et à travers une expertise, ils peuvent démontrer l'urgence de l'union, les moyens concrets de cette union et les solutions aux conflits actuels ». Il a, d’ailleurs, annoncé une réunion préparatoire pour le forum international annuel « Meday » qui aura lieu, les 26 et 27 novembre 2008, à Tanger.
(Source :
http://www.magharebia.com ; http://www.amadeusonline.org/)

mardi 29 juillet 2008

La culture à l'heure euro-méditerranéenne

Marrakech : Salon d’hiver
Le premier Salon d’hiver – Biennale d’art contemporain – aura lieu à Marrakech, du 18 au 21 décembre 2008.
Les visiteurs pourront se rendre compte de tout ce qui s’est accompli, ces dernières années, dans la création artistique contemporaine au Maroc : peinture, sculpture, la photographie mais aussi, plus tendance, la création numérique.
Durant la Biennale, un colloque abordera le thème sur la « médiation pour l’art au Maroc aujourd’hui », en présence de critiques d’art, spécialistes du marché de l’art et de la presse.
Des trophées, « Les Palmes de Marrakech », récompenseront par ailleurs et tous les deux ans, les artistes et ceux qui auront travaillé en périphérie au développement de l’art marocain.
Contact :
Tél. : 00 212 51 169405


Festival international du Film de Marrakech
Le 8e Festival international du Film de Marrakech a pris rendez-vous avec le monde des professionnels du cinéma, des cinéphiles et des journalistes, du 14 au 22 novembre 2008 à … Marrakech, bien évidemment !
Accréditations :
www.festivalmarrakech.info
Informations :
FIFM
BP 14
212 Riad Larrouss - Marrakech
Tél. : +212 (0) 24 43 24 93/94
Fax : +212 (0) 24 43 25 11
Mail :
ffifm@lafondation.ma

Ce qu'il faut savoir ...

Tunisie
. Le Salon international de la pharmacie, de la parapharmacie et du bien-être, SAIDALYA 2008, se tiendra, les 27 et 27 décembre 2008, à Médina Mediterranea – Yasmine Hammamet.
Exposants d’Europe, du Maghreb et du Moyen-Orient ainsi qu’un programme de réflexion sur le médicament et les génériques seront une opportunité pour les experts de la pharmaceutique d’apporter leurs points de vue et expériences.
Information :
www.saidalya.com

Croatie
.
La production industrielle a diminué de 2,1% en mai contre 6,9% en avril, a déclaré le Bureau des statistiques de l'État.

. La « hausse de l'inflation n'a pas eu d'impact négatif sur la Croatie car tous les pays sont confrontés à haute alimentaire et des prix du carburant », a déclaré l'économiste Christian Jenni mais qui indique l'investissement est fortement touché par le pays en raison de la hauteur de la dette extérieure, le ralentissement des réformes gouvernementales et l'incertitude en ce qui concerne l’entrée de la Croatie à l'Union européenne.

Grèce
.
Les commandes industrielles ont augmenté de 17,1% en avril contre 0,6% de l’année précédente.
Sur une base annuelle moyenne, l'indice a baissé de 1,7% au cours de la période avril-mai contre une hausse de 11,8% sur la même période de l'année précédente.

. Athènes accueillera, les 2 et 3 octobre 2008, le 4e Sommet de l'Europe émergente sur l'énergie. Pour les participants, ce sera le moment de faire une analyse et un éclairage sur l’évolution de la dynamique des nouveaux marchés européens de l’énergie, ainsi que le futur horizon énergétique et le nouvel environnement concurrentiel de l’Europe émergente.


Turquie
.
Aygaz, l’opérateur turc du secteur de l’énergie, a décidé de se retirer du marché bulgare. Il a signé un accord avec Opet et Aygaz Pays-Bas, pour la vente de ses actions OFFT/Aygaz Bulgarie EAD.
Il faut rappeler que Opet et Aygaz sont les deux plus grandes sociétés d’énergie du conglomérat turc KOC Holding.


Mauritanie-CE : protocole sur la pêche

. Le protocole fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l’accord partenarial passé, dans le cadre de l’accord de partenariat entre la Communauté européenne et la Mauritanie, a été renégocié pour la période partant du 1er août 2008 jusqu’au 31 juillet 2012.
Le nouveau protocole prévoit une réduction des possibilités de pêche, celles-ci n’ayant pas toutes été utilisées par les navires communautaires. Cette réduction, qui passe de 440 000 à 250 000 tonnes/an, se répartit ainsi :
- de 25% pour les céphalopodes (seiche, calamar…)
- 10 à 50% pour la pêche démersale (concerne les espèces vivant dans les eaux profondes)
- 43% pour la pêche pélagique (daurade, merlu noir, la crevette … les poissons de petite et moyenne taille).
La contribution financière a été fixée à 86 millions d’euros pour la première année ; 76 millions d’euros pour la seconde ; 73 millions d’euros pour la troisième et 70 millions d’euros pour la dernière année.
Les possibilités de pêche sont réparties aussi entre l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie et le Portugal.
(Source :
http://www.europarl.europa.eu)

jeudi 24 juillet 2008

Le cosy de la diplômite

Une filière francophone à l'Université du Caire

Depuis 1994, la faculté d’Economie et de Sciences politiques de l’Université du Caire (FESP) comprend une filière francophone, laquelle a été créée à la suite d’un accord de coopération passé entre la FESP et l’Institut de Sciences Politiques de Paris (IEP).
La filière, financée par le ministère des Affaires étrangères français, bénéficie aussi du soutien du Centre français de la Culture et de la Coopération.

Admission :
- étudiants égyptiens : être titulaire du baccalauréat égyptien, le « Thanaweyya ‘amma » et ayant obtenu environ 95% aux épreuves ;
- étudiants étrangers : la première condition est d’avoir obtenu une bonne note aux épreuves du baccalauréat ou du diplôme équivalent de leurs pays respectifs. Il y a plusieurs étapes obligées :
. l’ambassade d’Egypte dans leur pays
. le bureau « Wafdeen » du Caire, qui est le département des étudiants au ministère de l’Education nationale égyptien
. le « Wafdeen » soumet le dossier au FESP pour admission définitive.

Condition préalable et obligatoire à l’admission : inscription, en septembre, à une épreuve écrite de français (2h). La note requise doit être supérieure à 10/20 ; toutefois, pour les étudiants ayant échoué à ce premier test, une séquence orale de rattrapage est possible.

Durée des études : 4 ans.
Calendrier :
- épreuve d’admission : début septembre
- début des cours : 3e samedi de septembre
- 1er semestre : mi-septembre à mi-décembre
- 2e semestre : début février à début mai
Scolarité :
Frais d’inscription : 6 500 livres égyptiennes (taux de change au 24 juillet 2008 : 1 € = 8,3193 LE). Ce montant couvre également la fourniture d’ouvrages universitaires.
Diplômes :
Un « baccalauréat » égyptien sanctionne la fin du cursus, dans deux spécialités : économie ou sciences politiques, avec une troisième spécialité optionnelle dans les domaines suivants :
- management public
- statistiques
- informatique appliquée aux sciences sociales.
Les étudiants arrivés en fin de cycle, ont l’opportunité d’obtenir, pour les Egyptiens, soit des bourses en masters ou doctorats français, soit des formations complémentaires comme les magistères de sciences politiques, d’économie ou de statistiques au sein de la FESP, ou comme le diplôme de journalisme de la Section francophone de la Faculté de communication de l’Université du Caire. La FESP offre aussi la possibilité d’un DEA qui a été lancé, il y a deux ans, conjointement, au sein d’un groupement d’universités (Belgique, Canada, Egypte, Maroc, Tunisie).

Contacts :
Filière francophone de la Faculté d’Economie et de Sciences politiques
Université du Caire
Tél. : (202) 571 88 99 - (202) 774 30 16 - Fax : (202) 571 88 99
E-mail : scpo@brainy1.ie-eg.com
Adresses :
1- Al Orman, 12613, Université du Caire – Guiza - Le Caire, Egypte
2- Service de la valise diplomatique, CFCC Le Caire – 128 bis, rue de l’Université - 75351 PARIS 07 SP

Enfin, un Master d’études euro-méditerranéennes (histoire, économie, droit, sciences politiques et relations internationales) est prévu dans le programme d’études de la FESP, avec le concours de l’IEP Paris, l’Universiteit van Amsterdam, l’Universitat de Barcelona et la Freje Universität Berlin. L’enseignement composé de neuf cours se fera dans quatre langues : arabe, français, anglais et allemand.
Pour plus d’information :
http://www.masteuromed.com



Création du Diplôme de 3e cycle dans l’humanitaire


Lancé pour la rentrée universitaire 2008-2009 par l’Université de la Méditerranée et le Centre européen du conseil académique du système des Nations Unies (ACUNS), le nouveau diplôme de 3e cycle « Affaires humanitaires et coopération internationale » comprend trois niveaux :
- la recherche et la formation,
- la publication et la diffusion d’informations,
- l’organisation de séminaires et commissions.
La nouvelle formation qui comportera 25 étudiants en tout pour chaque promotion, a pour objectif de « professionnaliser » une activité qui, jusque-là, était surtout le fait de bénévoles, d’organisations non gouvernementales ou des organisations comme, par exemple, l’Unicef.
Les futurs diplômés seront amenés à travailler soit directement sur le terrain, soit aux sièges d’organisations gouvernementales ou non gouvernementales.

Durée : 2 ans.
Formation :
- 1ère année : cours théoriques et pratiques (400 et 450 heures).
- 2e année : stage obligatoire d’une durée de 6 mois (temps plein), de septembre à mars.
Admission :
Titulaires d’un diplôme niveau maîtrise ou équivalent en Sciences politiques, droit, économie et gestion, sciences sociales et humaines, communication, journalisme, relations internationales, médecine ou ingénierie.
Débouchés :
Institutions européennes, organisations internationales, agences intergouvernementales.
Frais de scolarité : frais d’inscription universitaire en vigueur à la rentrée 2008-2009
Inscription : retrait et dépôt des dossiers du 1er mai au 30 juin 2008.

Note INN : pour cette session, la date de dépôt des dossiers de candidature est passée car elle a été arrêtée au 15 juillet 2008. Cependant, pour les personnes intéressées, il va de soi que cela est possible pour la session suivante.

Contacts :
The ACUNS European Center in Marseille
Université de la Méditerranée
Faculté de Médecine
27, boulevard Jean Moulin – 13385 Marseille Cedex 05 – France
Tél. : (334) 91 32 45 79 – Fax : (334) 91 32 46 44
E-Mail :
ahci@acuns.univmed.fr

samedi 19 juillet 2008

La culture à l'heure euro-méditerranéenne ... Carthage 2008

Festival international de Carthage 2008 : une fresque géante de mille artistes !

La 44e session du festival international de Carthage, qui a commencé le 11 juillet 2008 pour ne fermer ses portes qu’au 31 août prochain, a donné le ton de la démesure – au sens positif du mot ! Sous le thème de « A chaque saison, ses tableaux, à chaque génération, ses joies ! » des acteurs, musiciens, chanteurs et danseurs venus de France, d’Italie, la Jamaïque, du Liban, de Russie, de Syrie, de pays africains et, bien sûr, de la Tunisie, reproduiront des scènes de la vie au quotidien, des souks et des ambiances si particulières des fêtes.

On y assistera à une production franco-syrienne, « Andromaque » d'Euripide, dont la mise en scène est de Jean-Christophe Sais, une Andromaque jouée par l’actrice syrienne très connue, Hala Omran. Des spectacles poétiques mais, surtout, le plus grand, celui de l’ouverture du festival :
« Lama wa zahou » de Béchir Drissi, Mounir Irgui et Slim Sanhaji et dont la musique est de Fayçal Karoui. Des opéras, des films, des pièces de théâtre, une farandole qui réjouira bien des cœurs, à la dimension de la chaleur méditerranéenne…

jeudi 17 juillet 2008

REAGE : réseau de compétences et de savoir-faire des universitaires algériens de la diaspora

Le REAGE est un réseau de cadres et étudiants algériens et franco-algériens issus des grandes Ecoles et des universités françaises. L’idée de créer une synergie performante est née en 2003 et c’est en 2005 que REAGE est officiellement lancé.
Ses principaux objectifs sont de faire participer et de mobiliser la diaspora algérienne avec ce qu’elle possède de savoir-faire et de compétences ; cela, dans le but de promouvoir le développement de l’Algérie, de « créer de la valeur et des richesses durables pour l’Algérie et la France » et de rapprocher des décideurs de l’économie du Maghreb dans la région méditerranéenne.

Des ateliers, des conférences et un forum annuel -durant celui de 2008 qui a eu lieu, en mars dernier, à Paris, ont été organisés ; des rendez-vous de Business Networking ainsi qu’un « conseil opérationnel de formation » accompagnent des projets personnels de création d’entreprise, de développement de carrière.

Dans son organigramme, le REAGE comprend un conseil des étudiants et un conseil d’orientation. Existant à titre consultatif, ces deux conseils ont des fonctions bien déterminées : le premier est ciblé sur les activités et les objectifs des étudiants ; le second participe, comme l’indique son intitulé, à la définition des orientations et à l’élaboration des activités du Réseau.

Contacts :
REAGE
Alter Ego
149 avenue du Maine - 75014 Paris
Courriel :
bureau@reage.org
Tél. : 06 60 81 18 81 - Fax : 01 46 66 91 65
Site :
http://www.reage.org/index.html

mardi 15 juillet 2008

Sommet de Paris : déclaration commune sur l'Union ...

Le sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée a pris fin. Outre les pays impliqués dans ce projet, ont été conviés à y participer la Ligue des Etats arabes, le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe, l’Union du Maghreb arabe, l’Union africaine, l’Organisation de la Conférence islamique, la Banque africaine de Développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, l’Alliance des Civilisations et la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue des cultures.
International Newsnet donne, ci-après, quelques larges extraits de la Déclaration commune du Sommet de Paris pour la Méditerranée déjà élaborée en juin dernier et dont le texte retardé, en raison de divergences sur la question d'Israël, puis finalisé, a été « intentionnellement vague, afin d'éviter les contentieux, a déclaré le représentant du président français Sarkozy.»
. Une ambition stratégique pour la Méditerranée :
- s’abstenir « de développer une capacité militaire qui aille au-delà de leurs besoins légitimes de défense, tout en réaffirmant leur détermination de parvenir au même niveau de sécurité et d'instaurer la confiance mutuelle avec la quantité la moins élevée possible de troupes et d'armements et d'adhérer à la CCW. » (Note INN : convention sur certaines armes classiques).
- « volonté résolue des partenaires de favoriser le développement des ressources humaines et l'emploi, conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement, y compris la réduction de la pauvreté ».
- « soutien au processus de paix israélo-palestinien, comme mentionné lors de la réunion ministérielle euro-méditerranéenne tenue à Lisbonne en novembre 2007, et conformément au processus d'Annapolis. »
. Portée et principaux objectifs :
- renforcement des « relations multilatérales » ; accroissement du « partage de la responsabilité du processus », « gouvernance sur l'égalité de toutes les parties » ; des « efforts accrus et de nouveaux catalyseurs sont maintenant nécessaires pour traduire les objectifs de la déclaration de Barcelone en résultats tangibles. »
- « Les chefs d'Etat ou de gouvernement reconnaissent les avancées et les avantages économiques liés à la création, d'ici 2010 et au-delà, d'une zone de libre-échange approfondie dans la région euro-méditerranéenne, et au renforcement de l'intégration économique régionale dans toutes ses dimensions. Ils sont favorables aux grandes lignes de la feuille de route Euromed en matière de commerce jusqu'en 2010 et au-delà et, plus particulièrement, à une réflexion sur la création d'un mécanisme de facilitation des échanges souple, efficace et favorable aux monde des affaires, qui permettrait d'accroître la transparence et les possibilités de commerce et d'investissement. »
- « Tout en complétant les actions relatives a sa dimension régionale, le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée sera indépendant de la politique d'élargissement de l'UE ».
. Renforcement des relations :
- organisation des « sommets biannuels ».
« Ces sommets devraient aboutir à une déclaration politique et une brève liste de projets régionaux concrets a lancer. Les conclusions devraient entériner un vaste programme de travail biennal pour le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.
- « Des réunions des ministres des Affaires étrangères se tiendront chaque année afin de faire le bilan des progrès accomplis dans la mise en oeuvre des conclusions du sommet, de préparer les prochaines réunions au sommet et, le cas échéant, d'approuver de nouveaux projets. »
- « Les réunions au sommet devraient se tenir alternativement dans l'UE et dans les pays partenaires méditerranéens. Le pays hôte devrait être choisi par consensus. Tous les pays participant à l'initiative seront invités aux sommets, aux réunions ministérielles et aux autres réunions plénières du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.
- « L'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) sera l'expression parlementaire légitime du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée. Les chefs d'Etat ou de gouvernement soutiennent sans réserve le renforcement du rôle de l'APEM dans ses relations avec les partenaires méditerranéens. »
- « La Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures contribuera effectivement, en tant qu'institution euro-méditerranéenne, à la dimension culturelle de l'initiative, en coopération avec l'Alliance des civilisations des Nations Unies. »
. Meilleur partage des responsabilités et gouvernance institutionnelle :
- mise en place d’une coprésidence et d’un secrétariat paritaire.
- « Il convient de conserver les structures actuelles du processus de Barcelone, qui devront être adaptées lorsque de nouvelles modalités auront été définies par les ministres euro−méditerranéens des Affaires étrangères. »
. Coprésidence :
- une « coprésidence afin d'améliorer l'équilibre et la responsabilité commune de leur coopération. L'un des présidents sera originaire de l'UE et l'autre d'un pays partenaire méditerranéen. Le principe de la coprésidence s'appliquera aux sommets, à toutes les réunions ministérielles, aux réunions des hauts fonctionnaires, au comite permanent conjoint et, lorsque cela sera possible, aux réunions d'experts/ad hoc dans le cadre de l'initiative. »
« La nouvelle coprésidence
- devra, en ce qui concerne l'UE, être compatible avec la représentation extérieure de l'Union européenne conformément aux dispositions du traité qui sont en vigueur;
- sera, pour ce qui concerne la Méditerranée, exercée par un coprésident choisi par consensus, pour une période non renouvelable de deux ans. »
. Gouvernance institutionnelle et secrétariat :
- mise en place « de nouvelles structures institutionnelles qui contribueront à la réalisation des objectifs politiques de cette initiative, qui consistent notamment a renforcer le partage des responsabilités, rehausser le niveau politique des relations euro-méditerranéennes et mettre le processus en évidence grâce à des projets. »
- un « secrétariat conjoint » qui « occupera une place centrale au sein de l'architecture institutionnelle. »
- « Le financement et la mise en oeuvre des projets se feront au cas par cas. Le secrétariat assurera une concertation opérationnelle avec toutes les structures du processus, y compris en élaborant des documents de travail pour les instances de décision. Il aura une personnalité juridique distincte et un statut autonome. »
- Le mandat confié au secrétariat sera de nature technique, tandis que les ministres des affaires étrangères et les hauts fonctionnaires continueront à assumer la responsabilité politique pour tous les aspects de l'initiative. »
- « Le Comité permanent conjoint, qui sera base a Bruxelles, apportera son concours aux réunions des hauts fonctionnaires et a leur préparation, et en assurera le suivi adéquat; il pourra aussi servir de mécanisme de réaction rapide dans le cas ou surviendrait, dans la région, une situation exceptionnelle nécessitant la consultation des partenaires euro-méditerranéens. »
- « Les hauts fonctionnaires continueront à se réunir régulièrement afin de préparer les réunions ministérielles, y compris les projets a approuver, de recenser et d'évaluer les progrès accomplis dans tous les volets du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée et de soumettre le programme de travail annuel aux ministres des Affaires étrangères. »
- « Les détails du mandat de la nouvelle structure institutionnelle, le fonctionnement de la coprésidence ainsi que la composition, le siège et le financement du secrétariat, seront arrêtés par consensus par les ministres des Affaires étrangères en novembre 2008, sur la base de discussions approfondies et des propositions présentées par tous les partenaires. »
. Projets :
- « Le processus de sélection des projets répondra aux objectifs de paix, de sécurité et de stabilité énoncés dans la déclaration de Barcelone. »
- « Il sera tenu compte de la capacité des projets à promouvoir un développement équilibré et durable ainsi que l'intégration, la cohésion et les interconnexions régionales et sous-régionales et la faisabilité financière des projets, notamment le recours le plus large possible au financement et à la participation du secteur privé, sera privilégiée. Les hauts fonctionnaires définiront les critères de sélection des projets, qui seront soumis à l'approbation des ministres des Affaires étrangères. »
. Financement :
- mobiliser « des moyens de financement supplémentaires pour la région, essentiellement par l'intermédiaire de projets régionaux et sous-régionaux. Sa capacité a attirer des moyens financiers supplémentaires en faveur de projets régionaux, assortie d'un haut niveau de coordination entre les donateurs, constituera sa valeur ajoutée, le financement provenant essentiellement des sources suivantes: participation du secteur privé; contributions du budget de l'UE et de tous les partenaires; contributions d'autres pays, d'institutions financières internationales et d'entités régionales; facilité euro−méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP); l'enveloppe IEVP Euro-Med, la facilité d'investissement dans le cadre de la politique de voisinage et l'instrument de coopération transfrontalière de l'IEVP, ainsi que les autres instruments applicables aux pays vises par l'initiative, pour lesquels les règles de sélection et de procédure habituelles resteront d'application. »
. Observations finales :
- les ministres des Affaires étrangères sont invités, notamment, « à mettre au point, lors de leur prochaine rencontre en novembre, les modalités de la mise en place institutionnelle de cette initiative. Ces nouvelles structures devraient être pleinement opérationnelles avant la fin 2008. »
(Sources : http://www.ue2008.fr/PFUE/lang/fr/accueil ; http://www.imemc.org/ )

samedi 12 juillet 2008

Union Méditerranéenne, Union pour la Méditerranée : la toile s'étend ...

Union méditerranéenne, voici le titre donné par l’Agence de presse française, AFP, ce soir, via une animation cartographique lancée sur Internet.
Nous sommes loin de Barcelone et, tout récemment, de l’Union pour la Méditerranée telle que prévue initialement : c’est-à-dire les pays européens de la rive nord et les pays de la rive sud de la Mer.

Voici comment se présente la « cartographie » que nous ne pouvons reproduire, pour des raisons de droits d’auteur (INN ne vivant d’aucun financement) mais dont nous tentons d'en respecter les couleurs et ... hélas, pour certaines, vous n'y verrez pas grand chose mais cela est assez symbolique de la réalité !
.
Union européenne des 27 pays :
- Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie,
Luxembourg, Malte, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Rép. Tchèque, Sicile, Slovaquie, Slovénie, Suède.
.
Pays européens non membres de l’Union :
- Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Monténégro.
. « Autres pays » :
- Algérie, Autorité palestinienne, Egypte, Israël, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie, Turquie.

Nous mettons les guillemets à « Autres pays » (ainsi dénommés par l’AFP) pour montrer l’ironie de la chose car, enfin, cette « Union » qui ne concernait au départ que les pays du contour méditerranéen, voici qu’elle se transforme en un conglomérat (pour ne pas dire agglutination) de pays dont on se demande ce qu’ils sont censés représenter sur le marché économique ou « apporter » un quelconque développement au Sud quand, eux-mêmes, n’ont pratiquement aucune relation commerciale avec les pays sud-méditerranéens.
Nous voulons parler des pays européens non membres de l’Union européenne, des pays dont les relations relèvent de microscopiques relations diplomatiques ou qui n’ont aucun lien géographique avec la Méditerranée comme la Lituanie, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Jordanie, la Mauritanie : car, enfin, que viennent-ils faire dans cette Union méditerranéenne qui n’en est plus une ? On se le demande …

L'autre ironie de la chose est lorsque l'AFP précise dans sa cartographie (onglet L'UPM) :
- "Objectif : renforcer la coopération entre les pays du sud de l'Europe et des riverains de la mer Méditerranée"...
- et "Participants au sommet : 44 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et du Bassin méditerranéen (seule la Libye de Mouammar Kadhafi a décliné l'invitation).

mercredi 9 juillet 2008

Union pour la Méditerranée : l’Algérie présente …

Le Chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, a annoncé, hier, que le président algérien sera présent au Sommet de Paris du 13 juillet. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse, dans le cadre des travaux du G8-Afrique qui se tenait à Toyako Lake (Japon).

Cependant, rien ne transparaît sur les sites officiels de la Présidence algérienne ou du ministère des Affaires étrangères algérien. De son côté, le président Bouteflika, qui a quitté mardi le Japon, est resté tout aussi discret.

Pour l’heure, ce que nous savons, c’est qu’en principe, le rendez-vous parisien réunira les 27 Etats membres de l’Union Européenne, les 12 pays partenaires méditerranéens et membres du Processus de Barcelone -car entre-temps, l’Albanie et la Mauritanie (bien loin de la Méditerranée !) s’y sont ajoutés- sans compter un éventuel allongement de la liste puisque, selon « Confluences méditerranéennes » de mai dernier, on aurait à ajouter la Libye qui n’est pas membre du Processus de Barcelone, Monaco ou San Marino !

International Newsnet qui ne commente jamais, est plus que perplexe devant un tel tourbillon de pays et l’on se demande jusqu’où s’arrêtera la liste déjà si impressionnante de la future Union pour la Méditerranée… Jamais la Mer Blanche (nom arabe) n’aura été autant peuplée de pays loin, loin des deux rives …

mardi 8 juillet 2008

Finances Euro-Méditerranée : Protocole d’accord entre plusieurs banques

Un protocole d’intention vient d’être signé, ce lundi 7 juillet, entre plusieurs établissements financiers du Sud de la Méditerranée. La Banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement ont également co-signé ce protocole ; ce qui leur permettra d’être acteurs des futurs chantiers que lanceront les banques signataires.

Ainsi, on trouve au sein de ce groupe :
. Maroc : Al-Amana ; Attijariwafa Bank ; Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH).
. Egypte : Bank of Alexandria.
. Espagne : Confédération nationale des caisses d'épargne espagnoles (CECA).
. France : Groupe Caisse d’Epargne (CGE).
. Italie : Intesa Sanpaolo.
. Tunisie : Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) ; Banque Tuniso-Koweitienne (BTK).

Le groupe des signataires a pour projets de faciliter et de diminuer le coût des transferts d’argent de la diaspora vivant en Europe et d’encourager leur épargne en vue d’investissement, faciliter les virements bancaires de compte à compte entre les clients des banques du groupe.
Le constat a été que les transferts d’argent des populations migrantes se faisaient hors des circuits bancaires qui ont vu cette part importante se réduire au fil des années par le fait qu'ils se faisaient par le biais soit de la Poste soit par des transferts informels.
Enfin, l’un des autres objectifs de protocole d’accort est de favoriser la croissance des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que le financement de projets d’infrastructures dans les pays sud-méditerranéens.

Ce type d’accord repose sur le fait, dit-on dans au sein de ce groupement, que « sans renforcement des liens entre les économies de la Méditerranée, aucun renouvellement du dialogue politique, propice lui-même au développement des affaires et, au-delà, de la meilleure compréhension des peuples entre eux, ne sera possible ».

Cette première formation bancaire étant souple, d'autres établissements pourront s’intégrer par la suite.

(Source :
http://www.babelweb.com)

lundi 7 juillet 2008

Ce qu'il faut savoir...

Association France-Euro-Méditerranée : remise du Trophée de la réussite au féminin

L’Association France-Euro-Méditerranée (FEM) a récompensé, en mars dernier, plusieurs femmes venues de tous horizons, pour ce qu'elles ont accompli durant leurs parcours, en leur décernant le Trophée de la Réussite au féminin qui en est à sa deuxième édition.

Leïla Ghandi est une figure emblématique de l’univers euro-méditerranéen. D’origine marocaine, cette reporter-photographe a su allier sens professionnel et esprit aventureux qui ne sont pas sans arrêter notre regard sur une femme au parcours passionnant. Elle nous a ainsi livré tout un univers inspiré avec ses photographies sur l’Indonésie, l’Argentine, le Chili, la Chine, la Tanzanie et bien d’autres pays du monde.

Au cours de la cérémonie de remise du Trophée, qui a eu lieu au Sénat, parmi les autres femmes à l’honneur également, on compte Amel Meddour, expert en pétrole d’origine algérienne et membre du REAGE (réseau rassemblant cadres et étudiants d’Algérie et de la diaspora algérienne) et Moufida Goucha, de l’Unesco.

L’Association FEM, présidée par Lila Boukortt, rassemble des femmes de différents horizons. Ses objectifs sont de valoriser l’image de la femme française, européenne et méditerranéenne, pour sensibiliser les générations montantes aux échanges franco-euro-méditerranéens.

samedi 5 juillet 2008

Le cinéma à l’heure euro-méditerranéenne

« Les nuits de la caravane du cinéma euro-arabe » ont ouvert leurs portes, à l’Institut du Monde arabe de Paris, depuis le 1er juillet et cela, jusqu’au 13 juillet 2008. Plus d’une dizaine de productions et co-productions sont à l’affiche de ce festival parmi lesquelles :

« La symphonie marocaine » du réalisateur Kamel Kamel qui écrit, lui-même, la musique de son film : l’intrigue met en scène deux hommes marginaux et rêvant de monter une symphonie qu'ils joueraient au prestigieux Royal Albert Hall de Londres. Aidés de personnes sans domicile fixe, tout comme eux, les deux musiciens montent un orchestre qui ressemble à l'armée du salut, et finissent par se produire… à la ferraille qui jouxte le port de Casablanca.


« L’immeuble Yacoubian » de Marwan Hamed (Egypte) est le portrait d’une société, à travers le symbole d’une ancienne splendeur : l’immeuble Yacoubian qui fut construit en 1930 au centre du Caire. Regards sur l’Egypte où se mêlent fractures sociales, passé plein de nostalgie et un présent bouillonnant de contradictions. La musique est de Khaled Hamed.


« Bab-Aziz, le prince qui contemplait son âme », une co-production France/ Allemagne/ Grande-Bretagne/ Tunisie. Réalisation de Nacer Khémir et musique d’Armand Amar. L’histoire du voyage, à travers le désert, d’une petite fille et de son grand-père aveugle pour assister à une grande rencontre de derviches et dont il faille trouver le lieu secret.


« Délice Paloma ». Cette co-production franco-algérienne est du cinéaste Nadir Moknèche. Une Algérie de la « débrouillardise » et de réseaux vue avec le regard d’une femme, surnommée Mme Aldjéria, qui use de toutes les ficelles, y compris de son réseau de jeunes et jolies femmes. La musique est de Pierre Bastaroli.

jeudi 3 juillet 2008

Union pour la Méditerranée : échos autour du Sommet de Paris

Maroc
Le roi Mohamed VI pourrait bien ne pas être présent, le 13 juillet, au Sommet de Paris. Le Maroc en aurait informé l’Elysée, et que le frère du souverain, le prince Moulay Rachid, assurerait la représentation marocaine à la cérémonie d’ouverture.

Egypte
L’ambassadrice pour les Affaires européennes, déléguée par le ministre égyptien des Affaires étrangères, a remis son rapport, le 15 juin dernier, sur la rencontre euro-arabe du Processus de Barcelone, laquelle s’est tenue, en Slovénie, du 9 au 10 juin.
L’Egypte était en charge de la coordination du groupe arabe. Le rapport sur les conclusions de cette rencontre ou, du moins, les grandes lignes qui ont été révélées, affirme le principe de la transparence et le rôle des pays sud-méditerranéens, notamment pour ce qui concerne la question israélienne.

Algérie
Le Forum méditerranéen (FORMED) a tenu sa 15e session ministérielle, le 6 juin 2008, à Alger. Cette session a porté sur le projet d’Union pour la Méditerranée, dont le ministre des Affaires étrangères algérien décrira comme « un sujet d’une grande importance pour nous tous et pour la région ».
Rappelons que le Formed regroupe treize pays de l’Europe et du Sud méditerranéen : Algérie, Egypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Maroc, Portugal, Turquie, Tunisie, Libye et Slovénie.
La déclaration commune du Formed a resitué le cadre informel et de dialogue du Forum entre pays du Bassin méditerranéen, avec des apports convergents vers le partenariat euro-méditerranéen. Bien sûr, le Processus de Barcelone a fait l’objet d’un tour de table et a fait ressortir que la future Union pour la Méditerranée est un prolongement du processus eu égard aux acquis de la décennie passée. Enfin, les pays membres ont pris note de la proposition italienne sur une coopération en matière de sécurité maritime et, notamment, dans la répression de la pêche illégale.

Italie
La 16e session du Forum méditerranéen, dont la présidence a été confiée à l’Italie, se tiendra à Naples, en automne 2009. La prochaine rencontre examinera deux dossiers, le Liban et le Proche-Orient.

dimanche 29 juin 2008

Développement nucléaire : vers une coopération avec la Syrie ?

Le quotidien libanais « An-Nahar » a publié, tout récemment, un article commentant la venue d’inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire pour une visite de quatre jours au cours desquels, ils se sont rendus dans le désert syrien, sur le site de la centrale nucléaire « Al-Koubar » qui devait être détruite en septembre 2007.

Il faut rappeler qu'International Newsnet n'a pas pour objet de commenter les sujets qu’il présente, mais il s’intéresse à deux points essentiels : 1°) le fait que la Syrie est un membre potentiel de la future Union pour la Méditerranée si cela devait se faire et 2°) le nucléaire est, en matière de développement, un volet important dans les rapports économiques de la zone euro-sudméditerranéenne. Nous l’avons vu par exemple avec les accords signés entre la France et l’Algérie, notamment sur le « nucléaire civil » (voir notre article à ce sujet).

Le quotidien libanais rapporte que « Le numéro deux de l’Agence, Olli Heinonen, a parlé d’« un bon début » en matière de coopération avec la Syrie ». Enfin, à son retour à Vienne, Olli Heinonen s'est dit « satisfait de la coopération de Damas, et que l’Agence « a réalisé à une grande échelle nos espoirs ». Mais, a-t-il ajouté, il est « prématuré de connaître la nature de cette position » en parlant du développement du programme nucléaire de la Syrie.
S. Chams

(Source : http://www.annahar.com/content.php?priority=8&table=arab&type=arab&day=Thu)

vendredi 27 juin 2008

La micro-finance en Méditerranée

En mai dernier, une conférence, à Tunis, a permis d’aborder la question de la micro-finance en Méditerranée et d’en mesurer l’impact économique et social à la fois sur les institutions qui régissent ce secteur et dans le bassin méditerranéen.
Une étude a été présentée et a déterminé que la micro-finance dans la région représentait, à elle seule, un marché de 40 millions de bénéficiaires dont 9 millions reçoivent, aujourd’hui, un soutien des décisionnaires. Concernant les ménages, l’étude fait ressortir que le secteur ne connaît pas une pleine exploitation et que le micro-crédit en demeure, pour l’instant, le produit essentiel. Que, par exemple, la micro-épargne, les produits d’assurance et les transferts de fonds ne sont pas encore accessibles à la clientèle. Il semblerait que les questions juridiques et réglementaires ne soient pas étrangères au blocage du développement de ces produits.

La Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) est, aujourd’hui, un partenaire important pour ces opérations (23 millions d’euros depuis 2003) et sa priorité est que les institutions financières connaissent un développement, de sorte à se transformer en établissements bancaires pouvant intervenir, de façon autonome, sur les marchés financiers locaux.

Quelques indicatifs sur ces opérations :
. Prêt de 2 millions d’euros à Enda Interarabe, une association de micro-finance dont le siège est en Tunisie, et qui sont destinés à financer près de 500 000 micro-crédits. Enda Interarabe favorise l’accès au micro-crédit et en appuyant les projets de création de micro-entreprise (particulièrement en faveur des femmes et pour lutter contre l’exclusion) par des services financiers et d’accompagnement (site : http://www.endarabe.org.tn).

. Deux lignes de crédit de 10 millions d’euros respectivement à quatre organismes marocains de la micro-finance :
- Al-Amana, association de micro-crédit et de prêt au logement (site www.alamana.org/) ;
- AMSSF/MC, association marocaine Solidarité sans Frontières/Micro-Crédit dont les missions se résument principalement à la création d’emplois par la micro-entreprise urbaine, périurbaine et rurale, et aussi à aider l’intégration des femmes dans le développement – Site www.amssfmc.ma/) ;
- Fondep (Fondation pour le Développement local et le Partenariat), une institution aussi de la micro-finance – Site
www.fondep.com/) ;
- et Fondation Zakoura (Site
www.zakourafondation.org), association de micro-crédit dont les objectifs sont de lutter contre l’analphabétisme et d’aider les porteurs de projets.

. Interventions de la FEMIP à l’étude pour l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie et la Syrie. Pour l’Algérie, il y a peu d’associations autonomes – comme « Touiza », une ONG indépendante - mais un organisme national s’occupe des objectifs du micro-crédit, pour ne pas dire le contrôle et le dispatching des fonds : introduit par le Gouvernement algérien dans les années 1990, le micro-crédit concrétisé par des services d’accompagnement (auto-emploi, travail à domicile, activités artisanales …) était ainsi la prérogative de l’Agence de développement social (ADS). Cette agence ne perdurera pas et son portefeuille sera transféré vers l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM).
En Egypte, la situation est analogue car les principaux organismes chargés du micro-crédit sont : la National Bank of Development (en association avec USAID), la Social Fund for Development, le ministère des Finances et la Bank for Development and Agricultural Credit.
En Jordanie, quatre institutions officielles, des ONG et des agences gouvernementales se répartissent le secteur de la micro-finance Une association de micro-finance établit la coordination entre les différentes institutions de la micro-finance. La répartition des crédits est assez homogène et couvre aussi bien les zones rurales que les zones urbaines.
Dans le cas de la Syrie, cinq organisations non-gouvernementales agissent dans le micro-crédit dont FIRDOS qui consent des crédits sans intérêts, des associations et institutions gouvernementales comme l’Union des femmes, le ministère de l’Agriculture et la Banque publique.

Etat des lieux des autres pays sud-méditerranéens où existe le micro-crédit
- Chypre : l’association Women’s Cooperative Bank, des banques coopératives, des banques commerciales et le gouvernement accompagnent en ouvrant des micro-crédits aux femmes pour leurs projets de création d’entreprise.
- Liban : peu d’intervention de l’Etat dans les zones défavorisées -qui a mis en place un institut de garantie des crédits- mais interventions des ONG de la micro-finance et financements par le biais de l’Union européenne, de USAID et d’ONG européennes.
- Malte : premiers pas dans le micro-crédit. Le pays comprend deux agences principales dont l’une offre des garanties et l’autre de gérer les crédits. La Coopérative pour l’agriculture et la pêche intervient également.
- Palestine (Gaza) : cinq organisations non gouvernementales et quatre banques commerciales, reliés par un réseau.
- Turquie : l’institution Maya, créée en 2002, intervient dans la participation des femmes dans la vie économique. Financée essentiellement pas Catholic Relief Services, elle octroie des crédits par groupe de cinq femmes (coopératives de femmes) mais dont le fond de départ est assez faible (30 à 300 dollars US). Ensuite, il y a la Turkish Development Foundation qui a lancé un programme dans les zones rurales et qui est financée par l’Union européenne.

Enfin, pour avoir plus d’informations, sachez qu’un répertoire des institutions arabes de micro-crédits a été établi par le Centre des Femmes Arabes pour la Formation et la Recherche (CAWTAR) (site : http://www.cawtar.org/) dont on peut donner ici quelques indications supplémentaires et qu’il s’agira de recouper avec ce qui vient d’être dit plus haut :
- Algérie : 14 institutions de micro-financement
- Maroc : 42 « « « «
- Tunisie : 66 « « « «
Il faut savoir aussi qu’un réseau national d’institutions de micro-finance dans le monde arabe existe : il s’agit de SANABEL qui a, d’ailleurs, organisé, à Tunis, la Conférence annuelle des pays fondateurs du réseau et citée en début d'article.
F. Allami