vendredi 30 mars 2012

Algérie-France : 50 ans de relations


(Pour plus d'informations, cliquer sur l'affiche)

jeudi 26 janvier 2012

iReMMO : conférence sur le "Malaise économique : les risques pour la Méditerranée ?"


Controverse 

Malaise économique: les risques pour la Méditerranée?

Vendredi 27 janvier 2012 
18h-20h

· Mouhoub ElMouhoud, professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine et Directeur du Groupement de Recherches International du CNRS DREEM ;
· Henry Marty Gauquié, directeur des liaisons avec les Organisations Internationales non communautaires et Représentant du Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI) à Paris ;
·  Etienne Pauchant, président de Mediterranean Travel Association (META) ;
·· Bassem Snaije, associé-gérant de Cosmos Advisors, conseiller du groupe HSBC Private Bank pour le Middle EAST Abd North Africa, associé dans la banque EME Capital et membre du conseil de PEGASE Partners Groupe.

Inscription: infos@iremmo.org
Participation: 8 et 5€ (étudiants, demandeurs d’emploi)

iReMMO
5, rue Basse des Carmes 75005 Paris (M° Maubert-Mutualité)
Tél. : (+33) 01 43 29 05 65

mardi 17 janvier 2012

4e Rencontre euro-algérienne des écrivains à Alger : "Les identités plurielles"

C'est à l'hôtel El-Djazaïr (ex-St Georges), dans un décor inspiré de l'architecture ottomane, que la 4e Rencontre euro-algérienne des écrivains se déroulera, du 25 au 26 janvier 2012, autour du thème "Les identités plurielles".

Organisé par la Délégation de l'Union européenne, avec le concours des services culturels de ses Etats membres, cet événement qui a déjà réuni, lors des précédentes rencontres, de grands noms de la littérature européenne et algérienne, s'ouvrira en présence de Mme Laura Baeza, Ambassadrice, Chef de Délégation de l'Union européenne en Algérie.

samedi 31 décembre 2011




International NewsNet présente 
ses meilleurs voeux à tous !
La Rédaction

vendredi 9 décembre 2011

Communiqué de presse : colloque "Quelles innovations pour répondre aux enjeux de l’eau en Méditerranée ?"





 En partenariat avec :


Milagros Couchoud, Présidente de l’Institut Méditerranéen de l’Eau (IME), Jean-Louis Guigou, Délégué général de l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMED), et Jean-Louis Chaussade, Directeur général de SUEZ ENVIRONNEMENT, ont l’honneur de vous convier au colloque

Quelles innovations pour répondre aux enjeux de l’eau en Méditerranée ?
jeudi 9 février 2012, de 9h à 17h

A l’amphithéâtre de la Tour Aguas de Barcelona (AGBAR), 211 Avenue Diagonal, à Barcelone


La matinée permettra de débattre des solutions concrètes et innovantes dans les domaines techniques, financiers et de gouvernance pour répondre aux enjeux de l’eau en Méditerranée. 3 tables-rondes se dérouleront successivement :
1. Les innovations techniques pour mieux gérer l’eau
2. Quels modes de financements innovants ?
3. Inventer de nouveaux modes de gouvernance

Ces échanges s’inscrivent dans la poursuite et en complémentarité des travaux du processus méditerranéen de préparation du 6ème Forum Mondial de l’Eau qui se tiendra à Marseille du 12 au 17 mars 2012.
Des visites d’installations seront proposées après le déjeuner, illustrant concrètement certains sujets évoqués lors des débats.

Une invitation précisant les modalités pratiques (liste d’hôtels) et le programme détaillé de l’événement vous sera adressée ultérieurement.
Merci de confirmer votre présence avant le 1er janvier 2012 en complétant le bulletin d’inscription joint et en le retournant par mail à conference.barcelona@bm.com ou par téléphone au +33 (0)1.41.86.76.76.

---

Answer coupon
(Bulletin de réponse/ Cupón de respuesta

o       I will attend the conference  (Je serai présent / Estaré presente)
o       I will not attend the conference (Je ne serai pas présent / No estaré persente)

Name/Surname_____________________________________________
(Nom/Prénom ; Apellido/Nombre)
Organization_______________________________________________
(Organisation/Organización)
Title______________________________________________________
(Titre/ Título)
Phone/Mobile______________________________________________
(Téléphone/Teléfono)
E-mail____________________________________________________


To be returned to (before January 1st, 2012):
(A retourner à avant le 1er janvier 2012 / Enviar a antes del 1 de enero de 2012)

- Phone/Mobile : +33 (0)1.41.86.76.76


lundi 24 octobre 2011

Le cosy de la diplômite : bourse pour doctorants d'un mois à la Maison française d'Oxford


La Maison Française d'Oxford (Institut Français de Recherche à l'Etranger) propose des bourses d'un mois pour doctorants désireux de poursuivre un travail de recherche.

Conditions:
- Etre inscrit en doctorat de lettres ou de sciences humaines et sociales dans une université française ou en cotutelle avec une université française. Les bourses ne sont pas ouvertes aux post-doctorants.

Informations pratiques:• Montant de la bourse: £250 plus chambre avec petit déjeuner.

• Nombre de bourses: 7 (janvier 2012 inclus à juillet 2012 inclus).
• Durée: Un mois entier (du 1er au 30/31).
• Accès aux bibliothèques d'Oxford.

Date limite de réception des dossiers:
- 1er novembre 2011.

Le dossier de candidature :
• Lettre de motivation rédigée en français et adressée au Directeur de la Maison Française d'Oxford;
• Formulaire à compléter et à télécharger : http://www.mfo.ac.uk/fr/pratiques/bourses/etudes);
• Curriculum vitae succinct;
• Lettre du directeur/de la directrice de thèse justifiant de la nécessité de travailler à Oxford.

Le dossier est à adresser au Directeur de la Maison Française d'Oxford, soit par la poste, soit par courrier électronique (secretary@mfo.ac.uk).Le boursier fournira un rapport à l'issue de son séjour.

Responsable : Luc Borot, Directeur
Url de référence :  http://www.mfo.ac.uk
Adresse : 2-10 Norham Road, OXFORD OX26SE

(Source : via www.fabula.org : Maison française d'Oxford - Courriel : reception@mfo.ac.uk)


dimanche 12 juin 2011

Délégation européenne en Algérie : 3e rencontre algéro-européenne des écrivains

Quand écrivains d’Algérie et d’Europe se rencontrent, cela donne bien sûr un débat au-delà des frontières, qu’elles soient fictives ou réelles, car l’imaginaire est un patrimoine mondiale ; lui seul compte et il n’y a qu’à aimer son style d’écriture.

La 3e rencontre algéro-européenne des écrivains, initiée par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, se mettra dans ce contexte en poussant un peu plus les travaux puisqu’il s’agit d’aborder «Le roman personnel et le récit de fiction : quelle place pour l'autobiographie?» et «Le Moi imaginaire, les frontières du fictif face à la réalité». Un grand thème qui  pose le corollaire d'une  réalité s'imposant de plus en plus au romancier et ne laissant plus de place au creuset où vient se nicher l'Imaginaire... 
Algérie
Anouar Benmalek (Le rapt, Ed. Hachette), Noureddine Saadi (Dieu le fit, Ed. Albin Michel), Fatéma Bakhaï (La scalera, chez L’Harmattan), Amin Zaoui (Sommeil du mimosa, suivi de Sonate des loups), Yamilé Ghebalou-Haraoui (prix littéraire Tahar Djaout pour « Liban », Ed. Chihab), Hamid Grine (Un parfum d’absinthe).
Autriche
Doris Gertraud Eibl.
Belgique
Jean-François Dauven (Ceux qui marchent dans les villes, Ed. Flammarion).
Espagne
Marcos Giralt Torrente (Une saison parisienne, chez Balland).
Finlande
Riikka Ala-Harja (Le géant, Ed. Gaïa).
Grèce
Petros Markaris (Le journal de la nuit, Lattès).

Roumanie
Adrian Alui Gheorghe (le poète roumain sera, par ailleurs, à Paris, pour une rencontre bilatérale PEN Roumanie-France, du 20 au 22 juin 2011).
Suède
Agneta Pleijel (Un hiver à Stokholm, Denoël).

Pour les thèmes présentés en communication par les auteurs, il suffit de cliquer sur la seconde page du dépliant de la Délégation de l’Union européenne en Algérie (à gauche).



samedi 21 mai 2011

Le 12e festival culturel européen en Algérie

Le 12e festival culturel européen culturel en Algérie, commencé le 10 mai dernier, présente jusqu’au 31 mai 2011 un programme tournant essentiellement, pour cette édition, autour de la musique.

La longue carrière du Festival européen culturel en Algérie donne la dimension de l’importance européenne dans ce pays ouvert sur la Méditerranée du nord, sur l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la France et bien d’autres pays plus loin mais, eux aussi, ayant des liens historiques, économiques avec le reste des peuples méditerranéens.

Le festival a été initié par la Délégation de l’Union européenne et le rendez-vous de cette année est celui de dix-sept Etats membres de l’Union européenne. Le lieu mythique de la Méditerranée est souligné par Laura Baeza, ambassadrice et Chef de la Délégation par le rappel de ces mots d’Albert Camus dans son œuvre « Noces à Tipaza » (une grande villégiature balnéaire située à environ 100 km à l'ouest de la capitale algérienne) : « est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillon dans les amas de pierres... »


Amel Brahim-Djelloul, Antigone de l'Oedipe,
aux côtés de Franck Ferrari

Cette lumière, ces parfums s’expriment par les notes d’un Concert harmonique où la voix de la soprano Amel Brahim-Djelloul (cantatrice franco-algérienne) donne la réplique au ténor Serge Goubiaud (France). Et quand la danse prend le relais, elle le fait avec les aériennes volutes de Lucia De Miguel, danseuse madrilène, que ne dépayseront pas ni « Shéhérazade et les Mille et Une Nuits » du Balletto del Sud (Italie), ni le fado de la talentueuse Teresa Lopes Alves (Portugal). Au cœur de tout cela, Cohete, un groupe pop-rock espagnol.

D’autres sonorités quelque peu inusitées dans cette atmosphère très méditerranéenne comme Mario Bihari et Bachtale Apsa, groupe tzigane de la République Tchèque et fondé par le compositeur-interprète Mario Bihari, et comme Festland, représentatif de la pop music d’Allemagne.

Au-delà d’une très sérieuse exposition de vingt-cinq artistes plasticiens qui rendent hommage au poète sévillan Vicente Aleixandre (Espagne), le programme revient sur une note surprenante et originale pour la simple raison que c’est une variation musicale peu connue en Algérie et au Maghreb,
celle de la Pop World algérienne
représentée par Samira Brahmia qui se produira,
le 31 mai, à 19 heures, à la salle Ibn Zeydoun.


dimanche 10 avril 2011

Oran : 2e salon algérien "Talents et Emploi"

Le Salon "Talents et Emploi" Grand Ouest se prépare à ouvrir ses portes, les 10 et 11 mai prochains. Au mois de février 2011, Emploitic.com, le recruteur sur Internet, et The Graduate, une agence conseil en communication et marketing RH, ont lancé pour la première fois, à Alger (capitale algérienne), ce salon de recrutement professionnel et dont les objectifs sont de réunir spécialistes en Ressources humaines et utilisateurs du site d'Emploitic.com.

L’opération semble avoir été si prometteuse que les organisateurs se sont attelés à renouveler une opération partie pour être un rendez-vous incontournable. Cette fois-ci, le salon a lieu à Oran, la grande métropole de l’ouest algérien, donnant une opportunité de rencontre avec des entreprises et professionnels du recrutement aux candidats en recherche de mobilité professionnelle et aux jeunes diplômés.

Renseignements
. Amel Seddiki : amelseddiki@talents-emploi.com  ou +(00213) 6 61 19 46 68


mardi 22 février 2011

Sorbonne : concours international de poésie



Le Service culturel des étudiants de l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) organise un Concours international de poésie. Les poètes étudiants ont une possibilité de se faire connaître et d’être publiés puisque les lauréats recevront un prix financier et seront publiés dans la collection Poésie en Sorbonne, ainsi qu’un enregistrement audio des textes sélectionnés.

Règlement

Article 1 - Sous l’égide de l’Université de Paris-Sorbonne et pour contribuer à célébrer Le Printemps des Poètes, semaine nationale de mars 2011, le Service Culturel Des Étudiants de cet établissement organise un concours de poésie. Le concours est ouvert depuis novembre 2010 et cela, jusqu’au 25 mars 2011, à tous les étudiants de 1er, 2e, et 3e cycles des établissements d’enseignement supérieurs français et francophones.

Article 2 - Le texte présenté devra être inédit et ne pas excéder deux pages (3000 signes au total). Les candidats fourniront trois exemplaires d’un seul poème, obligatoirement signé d’un pseudonyme. Les exemplaires ne seront pas retournés à leur auteur.

Article 3 - Les textes seront accompagnés sous pli cacheté, d’un feuillet comportant l’identité et les coordonnées du candidat, d’un justificatif d’appartenance à un établissement supérieur français ou francophone, d’une déclaration manuscrite attestant que ces écrits n’ont jamais été publiés, ainsi que du curriculum vitae et de la liste des publications éventuelles de l’auteur.L’Université de Paris-Sorbonne s’engage à respecter les droits moraux de l’auteur de chaque poème. Chaque candidat renonce à ses droits patrimoniaux sur son poème, L’Université de Paris-Sorbonne pouvant exploiter ce poème dans toutes les circonstances et sur tous les supports qui lui conviendront. Les droits cédés comprennent notamment le droit de reproduction, le droit de représentation, le droit d’arrangement, le droit d’adaptation, et ce sous toutes les formes, par tous les procédés et sur tous supports connus et inconnus à ce jour. La présente cession est consentie à titre gratuit pour le monde entier.

Article 4 - Les textes seront soumis à un comité de lecture composé d’écrivains, d’universitaires, d’étudiants. Plusieurs prix ou récompenses seront attribués. Les poèmes sélectionnés pourront être interprétés lors de la remise des prix, faire l’objet d’expositions, de publications ou d’enregistrements. Proclamation des résultats : juin 2011.

Article 5 - La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement.

Date limite de candidature : 25 mars 2011

L’envoi est à adresser à (le cachet de la Poste faisant foi) :
Université de Paris-Sorbonne Paris (IV)
Service Culturel Des Étudiants
1, rue Victor Cousin
75230 Paris cedex 05 (France)
Tél. : (+33) 1 40 46 32 83/33 72

lundi 31 janvier 2011

Alger : Salon de l'entrepreneur local


Le Salon de l’entrepreneur local algérien ouvre ses portes du 20 février au 23 février 2011 à la SAFEX située aux Pins Maritimes de la capitale algérienne.

Trois thèmes centraux ouvrent la perspective de débattre sur le thème récurrent de la petite et moyenne entreprise, secteur d’avenir pour les pays du sud de la Méditerranée : « Solutions management pour les PME » ; « Solution informatiques et NTIC » -bien que les termes de « nouvelles technologies de l’informatique et de la communication » ne soient plus appropriées depuis que celles-ci passent depuis quelques années à la vitesse supérieure dans les métropoles, par exemple, du Maghreb- et « Marketing et forces de vente » avec pour axes de réflexion, pour ce dernier thème, le secteur bancaire, la recherche universitaire, le développement des PME, les fusions et les partenariats.

Ces sujets feront l’objet de quatre conférences qui sont suivies parallèlement d’ateliers de travail sur les outils de création des PME, la question épineuse de la contrefaçon, le partenariat et l’investissement étranger en Algérie, la recherche universitaire et la formation des cadres.

Un espace exposition avec les stands de 800 participants qui présenteront leurs produits aux professionnels et aux visiteurs. Des points rencontres avec des chefs d’entreprise se tiendront, complétées par des tables-rondes réunissant ces derniers avec des cadres d’universités.

Un concours couronnera la meilleure PME qui aura été retenue par un jury composé d’experts.

Renseignements et inscription :
http://www.cpmcons.com/contact.php
Ou téléchargement du formulaire d’inscription : http://www.cpmcons.com/doc-salon/formulaire%20cpm.pdf

Formulaire à envoyer par courriel à
info@cpmcons.com ou par fax au (+213) 21 75 23 86

Comité d’organisation du Salon national de l’entrepreneur local
Coop. El-Boustene, Résidence Attar, L N° 02

Dar el-Beïda - Alger
Tél./Fax : (+213) 21 75 23 86
Mobile : (+213) 550 495 587
Site :
www.cpmcon.com

samedi 1 janvier 2011

Les Voeux de la Rédaction


International NewsNet et ses collaboratrices présentent

leurs Meilleurs Voeux pour 2011

aux personnalités qui soutiennent et font confiance au Magazine,
aux lecteurs de tous les pays venus le lire et le font vivre !

Bonne santé et beaucoup de joie à tous !

Happy New Year !

La Rédaction

lundi 8 novembre 2010

Ce qu'il faut savoir

. Du 23 au 27 novembre 2010, s’ouvrira le 24e Salon international de l’Informatique, bureautique et des technologies de l’information et de la communication – le SIB – IT 2010 (organisé par la SOGEFOIRE International) : exposition, vente, promotion des dernières sorties technologiques de l’information et de la communication. Un Forum maghrébin se tiendra parallèlement, organisé en collaboration avec la Fédération nationale des TIC tunisienne.
Lieu du salon : Parc des Expositions et Le Kram (centre de commerce international) de Tunis.

. Le 13e salon international du bâtiment de Casablanca (Maroc) vient de se terminer, ce 7 novembre 2010 en même temps que la Foire internationale de Casablanca. Le principal thème de ce rendez-vous a été l’habitat social. On comptait parmi les exposants, outre bien sûr le Maroc, 60 français, 83 espagnols, une centaine de pays européens, la Tunisie et l’Egypte.

lundi 4 octobre 2010

En librairie



Ouvrage de Bernard Bruno et Laetitia Vignaud sur “L’export facile pour les PME et PMI du Maghreb”.
Cet ouvrage, de la collection Marketing, est préfacé par Mohamed Bennini, directeur Général d’Algex (Maitre d’ouvrage délégué).
Ce dernier note dans la présentation : “Je joins ma conviction aux auteurs, pour affirmer qu’outre la motivation des chefs d’entreprises, exporter est facile sous réserve de connaitre les règles, les pratiques et les subtilités, le reste relève du bonheur des découvertes, et des joies du partage."




" Vision des dirigeants et internationalisation des PME " : cette étude de cas multiples de PME marocaines et canadiennes du secteur agroalimentaire est une thèse de Brahim Allali, présentée à HEC Montréal.

Cette étude s’attache à montrer, via un échantillon de PME appartenant à l'agro-alimentaire canadien et marocain, " les relations entre l’internationalisation des activités économiques et la vision des dirigeants sur cette question. L’auteur décortique de nombreux exemples et tente ainsi de dégager une typologie des entrepreneurs et de leur approche des marchés internationaux. "



« Le Category Management : Comment optimiser sa stratégie commerciale en gérant des catégories de produits », paru chez Dunod. L’auteur, Serge Cogitore, est directeur à la Cegos et expert international en category management

« Le concept de category management a permis de mettre en lumière une nouvelle façon de gérer les points de vente : implanter des produits complémentaires (les catégories) dans une logique de destination et d'usage pour le consommateur. » Cette nouvelle forme de gestion implique « une révision en profondeur des organisations, missions et fonctions en entreprise, et modifie fondamentalement les rapports entre fournisseurs et distributeurs. »



« Le Maghreb dans l'économie numérique » de Mihoub Mezouaghi, économiste au département Méditerranée/Moyen-Orient de l'Agence française de développement (AFD, Paris), après avoir été chercheur à l'IRMC (IFRE-CNRS/USR 3077).
Il a coordonné le Programme de recherche (sur financement FSP) « Dynamiques d'agglomération des activités productives et gouvernance territoriale » dont le présent ouvrage est issu.
Mihoub Mezouaghi a également publié plusieurs publications sur la transition économique des pays méditerranéens, les politiques d'industrialisation et les modèles de croissance.
Paru chez Maisonneuve & Larose - Coll. Connaissance du Maghreb (Paris).

mercredi 15 septembre 2010

Salon national de l'entrepreneur local à Alger : l'université, partenaire privilégié

Alger recevra, du 28 au 30 novembre 2010, le Salon national de l’entrepreneur local au Palais des Expositions de la capitale algérienne. Il s’agit là d’une initiative qui donne la mesure de l’intérêt que le ministère algérien de tutelle porte à l’avenir de la petite et moyenne entreprise (cf. notre article, publié en août dernier, sur les conditions d’évolution de la PME en Algérie).

Le thème de cette rencontre introduit l’université dans ses implications concrètes dans ce secteur : « Le rôle de l’université dans la création et le développement des PME/PMI ». Quelques 800 organismes algériens et étrangers seront présents au rendez-vous au cours duquel sont prévus huit ateliers de travail.

On notera trois points forts pour cette manifestation :
- le concours de la meilleure PME dont le lauréat sera désigné par un jury composé d’un parterre professionnel et universitaire.
- un espace d’aider et de conseils pour la création d’une PME.
- un espace de coopération entre PME algériennes, européennes et africaines, avec des propositions d’investissements et de partenariats des chambres de commerce de l’Algérie et de l’étranger et un programme de lancement de projets de partenariat privé.

Inscription au salon :
- par mail : info@cpmcons.com
- par fax : (+213) 21 75 23 86

Comité d’organisation du salon national de l’entrepreneur local :
Siège social
Coop El-Boustene
Résidence Attar - L N° 02
Dar El-Beida
Alger (Algérie)
Tél. /fax : (+ 213) 21 75 23 86
Site :
http://www.cpmcons.com

Direction communication :
(+213) 550 743 104
(+ 213) 550 495 587

Direction marketing et sponsoring :
(+ 213) 552 164 394
(+ 213) 661 651 653

mardi 31 août 2010

Union pour la Méditerranée : les rendez-vous de relance

L'Union pour la Méditerranée a connu quelque peu un ralentissement au niveau de la mise en place de ses infrastructures, bien que sur le plan économique, les choses avaient continué d'évoluer depuis le sommet de Paris en juillet 2008.

Mars 2010 :
- Présentation officielle Ahmad Massa'deh, le nouveau secrétaire général de l'UpM (l’ambassadeur de la Jordanie à Bruxelles dans l’Union pour la Méditerranée ? Après les pays européens du Nord, l’entité euro-méditerranéenne devient de plus en plus complexe).
- Secrétariat général en tant que structure permanente, composée d’un secrétaire général et de six secrétaires généraux adjoints.
- Barcelone devient le siège de l’UpM.

Avril 2010 :
- Rapport sur les développements de l'Union pour la Méditerranée présenté devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen.

Mai 2010 :
- Le fonds d'infrastructure InfraMed, destiné à financer des infrastructures dans les régions sud et est de la Méditerranée, sera doté initialement de 385 millions d'euros (Banque européenne d'investissement (BEI), la Caisse des dépôts et consignations (CDC), et leurs homologues italienne, marocaine et égyptienne).
- Réunion ministérielle sur la Justice en Italie ; réunion ministérielle sur le tourisme à Barcelone.
- Séminaire organisé par Confrontations Europe et l’Institut Thomas More sur le rôle de l’UpM dans le développement des coopérations sociales, économiques et politiques des pays de l’Union européenne et des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (deux tables-rondes avec des représentants d’Algérie, de l’Espagne, de la France, du Maroc, de la Turquie (?) et des institutions communautaires).
- For’UM des financements de projetsUnion pour la Méditerranée à Marseille.

Juin 2010 :
- La réunion des 43 pays de l’UpM prévue à Barcelone, est reportée à novembre 2010.
- Réunion ministérielle sur l’agriculture et le développement durable au Caire.

Novembre 2010 :
- Réunion des chefs d'Etat des 43 pays de l'UpM.
- Rapport de la Banque européenne d'investissement au sommet des chefs d'Etat des pays de l'UpM.

mercredi 4 août 2010

La PME algérienne, ses conditions d'évolution


En février dernier, International NewsNet avait relaté un séminaire sur l'installation de PME françaises, rencontre alors entre entreprises et décideurs privés. Aujourd'hui, nous avons jugé bon de revenir sur la petite et moyenne entreprise, vue sous l'angle algérien car, quelques années auparavant, le ministère algérien de tutelle s'était penché sur la situation globale de la PME algérienne. Pour lui et les experts qu'il a réunis lors d'un colloque national, la PME en Algérie n’est pas seulement une question de développement local, elle inclut aussi des « enjeux et des perspectives pour un développement durable ».

Tel est le titre des
Actes du Colloque national (1) qui s’était tenu, en mai 2006, à Alger où quelques 200 chefs d’entreprises, décideurs ministériels et de collectivités locales, experts et chercheurs se sont penchés sur les « conditions d’évolution des petites et moyennes entreprises », en partant de l’adoption par le Gouvernement du Programme complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009).

Nous présentons succinctement quelques points de ces Actes qui s’accompagnent, d’ailleurs, d’un CD Rom et consultables au ministère algérien de la Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat.
Il nous faut, toutefois, apporter quelques points supplémentaires : depuis 2006, année de la tenue du Colloque, il y a eu des avancées et, également, la PME - en particulier la Direction Générale de la PME - est maintenant sous la férule d'un important ministère : le ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des Investissements. Ce qui dénote une vraie préoccupation des enjeux du développement durable en Algérie et même si la prise de conscience n'est pas encore dans sa phase montante, l'Algérie, tout comme les pays de la rive sud de la Méditerranée doivent s'atteler davantage à cette démarche face à l'internationalisation de la Petite et Moyenne Entreprise.

Le colloque d’Alger devait aboutir à un plan d’actions pour pallier aux insuffisances économiques et sociales, en partant de quelques points fondamentaux :
1° «
pleine utilisation des ressources et énergies » dans le respect de la réglementation de la concurrence et de la responsabilité sociale par les entreprises ;
2° répondre «
aux besoins économiques et sociaux » prioritaires et diminuer la pauvreté ;
3° protéger l’environnement par «
l’utilisation rationnelle des ressources » et la « préservation des milieux naturels » ;
4° une bonne gestion notamment des institutions compétentes devant «
conduire les politiques économiques et sociales ».

Quatre ateliers ont été l’élément moteur des réflexions autour des points ci-dessus énumérés :
- le développement territorial et l’intégration nationale des PME ;
- le renforcement des capacités des PME ;
- la protection de l’environnement ;
- le financement du développement durable de la PME.


Autour du développement territorial et de l’intégration de la PME, les objectifs fixés pour la période 2009-2012 rappellent le contexte mondial dans lequel la PME se doit d’évoluer (2). Les communications présentées alors introduisaient parmi les faits qui matérialisent ce contexte international la question de la concurrence/coopération, la délocalisation systématique, la signature d’accords d’association (cf. notre dossier sur ces accords) mais aussi le « renforcement des capacités institutionnelles de soutien des PME » comme les chambres de commerce ou les bourses de sous-traitance et, également, parmi d’autres points tout aussi importants les uns que les autres, le challenge du développement local induisant la nécessité d’un « levier de maîtrise technologique » et la « mobilisation de la main-d’œuvre oisive » (Atelier n° 1).

Le souci est qu’il y a actuellement, en Algérie, des disparités économiques à l’échelle des régions auxquelles il devient urgent d’y remédier et cela, notamment par l’identification des potentiels des régions (wilayas) en matière de ressources naturelles agricoles ou minières, sur le plan des compétences possiblement utilisables et une réelle communication auprès des décideurs et acteurs locaux à propos des enjeux du développement durable.

Or, jusqu’à présent, la PME algérienne s’est surtout caractérisée par une gestion managériale peu axiomatisée, des acteurs possédant de faibles qualifications ou étant peu spécialisés et, surtout, une « faiblesse des données sur le marché local, sur les opportunités d’investissement et de sous-traitance ». Les recommandations se situent sur plusieurs niveaux (Atelier n° 2) :
1- le «
rôle stratégique de la fonction Ressources humaines qui l’intègre comme variable d’influence de la stratégie de l’entreprise ».
2- le «
rôle du gestionnaire des compétences », comme la « définition des performances et des potentiels » (ou par exemple programmes d’échanges avec les partenaires étrangers...).
3- le « rôle d’agent de changement qui passe par la prise en charge de la conduite des projets de changement ».
4- le «
rôle d’expert administratif » centré sur l’efficacité de sa gestion (développement de la qualité des prestations par la normalisation).

Car la normalisation a ses exigences : certificat Qualité ISO 9001:2000, sur la mise à niveau des entreprises dans le monde, dans le tableau Africa/West Asia de décembre 2004, l’Algérie n’y figure pas. La certification ISO 14001:2000 dans le monde, toujours dans le tableau Africa/West Asia, l’Algérie figure avec 3 certifications pour la même date.

Pour l’aide à l’utilisation et le soutien financier, deux programmes ont été mis en place : celui de l’aide à la Certification ISO 9001:2000 et ISO 14001:2000 et le Programme d’aide à la Certification (en avril 2003, 79 entreprises avaient entamé le processus de certification dans le cadre du programme d’aide).

Mais ce qui est intéressant et non négligeable, c’est que ce Colloque a sérieusement investi le domaine de la protection de l’environnement (Atelier n° 3); une étape largement réfléchie qui passe par une vision globale de l’entreprise destinée à répondre à l’exigence de trois niveaux : l’économique et l’organisationnel certes, mais aussi l’environnemental comme les matériaux résiduaires de production.

Enfin, la question s’est posée : « que faut-il faire au niveau de l’entreprise » en matière d’actions ?
En quelques mots :
- rationaliser «
l’utilisation des matières premières, de l’eau et de l’énergie »,
- diminuer «
la quantité et/ou la toxicité des déchets, des eaux usées et des émissions liées à la production »,
- recycler au maximum pour leur réutilisation les emballages et les composants de base,
- améliorer les conditions de travail et de sécurité dans l’entreprise.

C’est au regard de ces impératifs que la démarche ne peut s’avérer efficiente que par des paramètres comme celui de définir les normes de rejets des effluents industriels ou le transfert d’activités industrielles hors l’urbain vers des sites d’activités ou industrialisés. Cela implique aussi un effort synergique puisqu’il s’agit de faire appel à des bailleurs de fonds internationaux ou au FEDEP (Federation Development and Execution Process qui est spécialisée dans la dépollution).

Le dernier atelier (Atelier n° 4) a travaillé sur le financement du développement durable de la PME : procédures d’octroi de crédits aux PME, obtention des crédits d’investissements, rôle des banques qui tendent à ne pas suivre bien souvent le mouvement.

Le programme d’actions fixées à l’issue du Colloque :
1. Formation des responsables locaux à la création et au développement des PME au niveau local (financement Ministère et coopération technique).
2. Engagement d’un programme d’études sur le potentiel de création des PME locales (financement Ministère et coopération technique).
3. Elargissement de la gamme des produits éligibles au remboursement partiel ou total des frais de transport vers le sud (financement : fonctionnement courant du ministère).
4. Favoriser l’accès des PME aux marchés publics (financement : fonctionnement courant du ministère).
5. Développement du système d’organisations professionnelles parmi les PME (financement Ministère et coopération technique).
6. Organisation de la fonction d’innovation des PME par l’expertise universitaire (financement Ministère et coopération technique). Le volet de l’innovation et de l’expertise a été le second volet de l’Atelier n° 3 et concomitant à la question de l’environnement.
7. Promotion de l’expertise nationale des bureaux d’études auprès des PME (financement Ministère et coopération technique).
8. Mise en œuvre d’un programme de mise à niveau spécifique aux Bureaux d’expertise.
9. Généralisation des audits environnementaux pour les unités industrielles (financement : sera déterminé en cours d’étude).
10. Intégration de la dimension environnementale dans les programmes de mise à niveau des PME (financement : fonds de mise à niveau).
11. Mise à niveau des zones industrielles et des zones d’activité (financement : Budget de l’Etat).
12. Constitution d’un fichier propre aux PME au niveau du ministère de la PME (financement courant du ministère et de l’Agence de développement de la PME qui est l’organe d’exécution).
13. Institution d’une enquête de conjoncture sur les PME (financement : fonctionnement courant du ministère et de l’Agence de développement de la PME).
14. Généralisation de l’accès des PME aux programmes de mise à niveau sur financement public (financement : Budget de l’Etat).
15. Renforcement du dispositif d’octroi de garantie au profit des PME (financement : Budget de l’Etat).
16. Création d’une banque spéciale pour les PME (financement : l’investissement pour cette création sera fixé dans l’étude qui sera menée ; le mode de financement des PME par la banque : sera défini aussi par l’étude).

Le coût des actions des points 1, 2, 5, 6 et 7 pour la phase de mise en œuvre a été déterminé (respectivement 10, 10, 20, 10, 30 millions de Dinars) (3) ; pour la phase préparatoire, seul le coût des actions 8, 12, 13 et 16 avait été fixé. Le coût des autres actions, les deux phases confondues, n’avait pas été déterminé au moment de la publication des Actes du colloque.

La conclusion de ce colloque :
Nous nous arrêtons sur celle du Directeur général de la promotion de la PME pour lequel «
Le développement durable, n’est-ce pas, pour nous maintenant, une démarche certes bien assise sur les exigences d’ordre écologique mais une démarche également tournée vers tout ce qui doit favoriser l’utilisation rationnelle des ressources de l’entreprise et mobiliser les moyens de son environnement économique et social pour assurer son intégration dans son milieu, sa compétitivité sur ses marchés et sa pérennité dans la création de richesses. »

__________________________________________
(1) Source : « Enjeux et perspectives pour un développement durable de la PME algérienne », juillet 2008. Ministère de la PME et de l’Artisanat – Site : http://www.pmeart-dz.org/ – Contact : info@pmeart-diz.org
(2) Lire "La PME algérienne et le défi de l'internationalisation", d'André Joyal, Mohamed Sadeg et Olivier Torrès, collectif paru chez L'Harmattan, mars 2010.
(3) 1 DA = 0,0104 € / 0,0137 USD.

mercredi 21 juillet 2010

Ce qu'il faut savoir ...

. Algérie : les 4e Rencontres méditerranéennes du semis direct ont eu lieu, à Sétif (nord-est algérien) du 3 au 5 mai 2010, organisées par la Formation pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (FERT) et l’Association Trait d’union pour une agriculture moderne (ATU.PAM), avec la collaboration entre autres de l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRAA) et de la Direction des services agricoles de la Wilaya* de Sétif.
Les précédentes rencontres se sont déroulées en 2006, à Saragosse (Espagne) ; en 2004, à Tabarka (Tunisie) et en 2001, à Settat (Maroc).
« Initiées dans le cadre des activités du RCM (Réseau Grandes Cultures Méditerranéennes animé par FERT**), elles sont un cadre « d’échanges d’expériences et d’idées entre agriculteurs, techniciens, chercheurs et décideurs au sujet de l’agriculture de conservation ». Ces interlocuteurs se préoccupent de la « dégradation des ressources naturelles de base » d’autant que l’agriculture pluviale est dominante.
Présidé par un chercheur algérien issu de l’UFAS (Université Ferhat Abbas de Sétif) et composé de chercheurs d’Algérie, de France, d’Espagne, du Maroc, du Portugal, de Tunisie, un Comité technique et scientifique s’est attelé à élaborer un programme de travail de ces 4e Rencontres méditerranéennes du semis direct, en prenant soin de prendre pour point de base, la sensibilisation des acteurs aux « enjeux de l’agriculture de conservation », de sorte à « déboucher sur des recommandations pratiques, utiles aux agriculteurs et aux promoteurs de l’agriculture de conservation ».

L'agriculture de conservation
Selon la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAP), l’agriculture de conservation (AC)*** « vise des systèmes agricoles durables et rentables et tend à améliorer les conditions de vie des exploitants au travers de la mise en œuvre simultanée de trois principes à l’échelle de la parcelle : le travail minimal du sol ; les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. »
- Elle présente un grand potentiel pour « tous les types d’exploitations agricoles et d’environnements agro-écologiques », en particulier pour les petites exploitations qui n’ont pas la possibilité d’avoir une main d’œuvre importante.
- Elle est « mise en œuvre avec succès par différents types de systèmes de production et dans une diversité de zones agro écologiques. Elle est perçue par les utilisateurs comme un outil valable pour la gestion pérenne du terroir. La FAO est engagée dans la promotion de l’AC, et tout particulièrement dans les pays en voie de développement. »
- Enfin, elle « ne peut produire les résultats escomptés que si tous les aspects techniques concernés sont pris en compte de façon simultanée et intégrée. »
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** Wilaya : équivalent de « préfecture » en France.
*** Source : http://www.asso-base.fr/

mardi 20 juillet 2010

Fenêtre sur le Liban : interview du sociologue Frédéric Maatouk, Doyen de l'Institut des sciences sociales à l'Université Libanaise

... La sociologie en devenir (2)



Par Sanaa Chams


Avec une suite d'interviews consacrées à différentes personnalités méditerranéennes, nous avons voulu mettre en exergue celles du Liban, pays qui ne cesse d'être, malgré ses problèmes politiques, un phare intellectuel et un pôle important de la liberté d’expression et ce, grâce à quelques personnes qui croient à son triple rôle sur l’échiquier national, régional et international.

C’est dans cette optique que nous proposons une série d’interviews pour mettre la lumière sur les dernières productions intellectuelles au Liban et d’autres pays méditerranéens.

Ainsi, nous commençons cette série avec le Professeur Frédéric Maatouk, une personnalité libanaise connue surtout dans le milieu universitaire et académique. Cet article est présenté dans deux langues, français et arabe (cf. ci-dessous, volet 1), la première étant dans laquelle le professeur Frédéric Maatouk excelle, d’autant qu’il a non seulement fait ses études universitaires en France mais, aussi, parce qu’il a été imprégné de la langue française dès l’enfance, sa mère étant française.

Doyen de l’Institut des sciences sociales au Liban et professeur de sociologie à l’Université Libanaise, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine académique mais aussi littéraire. Sa thèse présentée à Paris, fut dirigée par Jean Duvignaud, grand nom de la sociologie française.

Le dernier livre de Frédéric Maatouk, « Les abeilles de l’ermite », se présente comme étant l’expression d’un parcours personnel de quelqu’un qui s’est trouvé, tout comme Gibran, face à un monde discret, plein de secrets, d’êtres et de symboles dont la signification ne se dévoile que pour quelqu’un douée d’une distinction quelconque ou qui a reçu une grâce, une certaine bénédiction divine. Sur le chemin de la sagesse, le héros du roman trouve des réponses à ses questionnements.

Les événements du livre se déroulent dans une vallée qu’on dit sainte du Liban-Nord, à l’ombre du couvent de saint Antoine. Dans ce livre, l’âme de l’auteur apparaît, une âme orientale, habitée de Mystères et de Symboles ; où l’auteur trouve l’apaisement dans une ascension spirituelle qui nous rappelle celle des ermites de par le monde à la recherche de leur propre initiation. Une sorte de passage du monde des profanes à celui des dieux. Et chaque initiation est un retour au Soi et chaque retour est une prière, une bénédiction, où l’âme humaine cherche à se perfectionner pour toucher l’infini.

Nous avons posé quelques questions au Doyen pour être au fait de son travail et de la situation de la sociologie au Liban.

International NewsNet : Où se trouve la sociologie dans l’échiquier du Liban et sur la carte méditerranéenne ?
Frédéric Maatouk : Depuis trente ans, je travaille dans le domaine des sciences sociales ; ainsi, ma modeste expérience me dit que les sciences sociales dans le monde arabe occupent une place de subordination. Il n’y a pas de spécialisation universitaire dans le domaine de « la sociologie de la femme arabe » par exemple ; il n’y a pas de magazines anthropologiques spécialisés dans des questions telles que la tribu, le clan dans les sociétés contemporaines, et il n’y a pas de revues spécialisées en démographie. Ce qui signifie que le sujet et le chercheur sont les deux absents par excellence ! Ce qui signifie, également, que ce qui est permis et crédibilisé, c’est la sociologie en tant que matière d’enseignement et pas plus. Cette spécialité qui s’est imposée en Europe grâce aux recherches à la fin du 19e siècle, et qui a fait son entrée universitaire, a excellé parce que s’inspirant du domaine de la recherche, se trouve étrangère dans nos universités et ne donnant pas suite à des recherches vitales en phase avec les problèmes sociaux du monde arabe ! Certains pensent que, peut-être, c’est encore tôt mais, personnellement, je pense qu’il y a une certaine faillite sur le double niveau, officiel et personnel quant à ce sujet. Ni les gouvernements qui ne s’intéressent pas à ces sujets (la structure clanique, la femme, le confessionnalisme, etc. et n’y voient pas de vrais problèmes) et ni les professeurs de sociologie qui n’ambitionnent pas à devenir des chercheurs. Tout le monde baigne dans un climat de silence négatif...

International NewsNet : Vue l’importance de l’institution médiatique au Liban et l’importance de cette dernière dans le monde, pourquoi n’y a-t-il pas, au Liban, une spécialité comme la sociologie de l’information ? Y a-t-il une possibilité d’ouvrir et à l’instar des pays développés, comme la France par exemple, une branche de cette spécialité dans l’Université Libanaise ?
Frédéric Maatouk : Cette spécialité mérite vraiment sa place dans l’Institut des sciences sociales au Liban, mais ce qui nous manque, c’est le nombre de spécialistes dans ce domaine. Nous avons besoin de quatre ou cinq enseignants-chercheurs dans ce domaine pour pouvoir répondre aux besoins de cinq branches (au nombre de cinq districts). En outre, au niveau des Masters, nous avons besoin de quatre professeurs pour commencer l’enseignement. Donc, nous attendons patiemment qu’une occasion pertinente se présente pour ouvrir cette branche.

International NewsNet : Monsieur le Doyen, quels sont vos prochains projets académique et littéraire ?
Frédéric Maatouk : C’est une encyclopédie sociologique trilingue (arabe, français, anglais) qui va sortir au mois de décembre à Beyrouth.

International NewsNet : Et votre production littéraire ?
Frédéric Maatouk : Ce n’est pas dans l’immédiat mais j’y pense !

International NewsNet : Merci, Monsieur le Doyen, de nous avoir accordé cette interview.
Frédéric Maatouk : Merci pour vous et bonne continuation.