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mercredi 21 juillet 2010

Ce qu'il faut savoir ...

. Algérie : les 4e Rencontres méditerranéennes du semis direct ont eu lieu, à Sétif (nord-est algérien) du 3 au 5 mai 2010, organisées par la Formation pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (FERT) et l’Association Trait d’union pour une agriculture moderne (ATU.PAM), avec la collaboration entre autres de l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRAA) et de la Direction des services agricoles de la Wilaya* de Sétif.
Les précédentes rencontres se sont déroulées en 2006, à Saragosse (Espagne) ; en 2004, à Tabarka (Tunisie) et en 2001, à Settat (Maroc).
« Initiées dans le cadre des activités du RCM (Réseau Grandes Cultures Méditerranéennes animé par FERT**), elles sont un cadre « d’échanges d’expériences et d’idées entre agriculteurs, techniciens, chercheurs et décideurs au sujet de l’agriculture de conservation ». Ces interlocuteurs se préoccupent de la « dégradation des ressources naturelles de base » d’autant que l’agriculture pluviale est dominante.
Présidé par un chercheur algérien issu de l’UFAS (Université Ferhat Abbas de Sétif) et composé de chercheurs d’Algérie, de France, d’Espagne, du Maroc, du Portugal, de Tunisie, un Comité technique et scientifique s’est attelé à élaborer un programme de travail de ces 4e Rencontres méditerranéennes du semis direct, en prenant soin de prendre pour point de base, la sensibilisation des acteurs aux « enjeux de l’agriculture de conservation », de sorte à « déboucher sur des recommandations pratiques, utiles aux agriculteurs et aux promoteurs de l’agriculture de conservation ».

L'agriculture de conservation
Selon la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAP), l’agriculture de conservation (AC)*** « vise des systèmes agricoles durables et rentables et tend à améliorer les conditions de vie des exploitants au travers de la mise en œuvre simultanée de trois principes à l’échelle de la parcelle : le travail minimal du sol ; les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. »
- Elle présente un grand potentiel pour « tous les types d’exploitations agricoles et d’environnements agro-écologiques », en particulier pour les petites exploitations qui n’ont pas la possibilité d’avoir une main d’œuvre importante.
- Elle est « mise en œuvre avec succès par différents types de systèmes de production et dans une diversité de zones agro écologiques. Elle est perçue par les utilisateurs comme un outil valable pour la gestion pérenne du terroir. La FAO est engagée dans la promotion de l’AC, et tout particulièrement dans les pays en voie de développement. »
- Enfin, elle « ne peut produire les résultats escomptés que si tous les aspects techniques concernés sont pris en compte de façon simultanée et intégrée. »
________________________
** Wilaya : équivalent de « préfecture » en France.
*** Source : http://www.asso-base.fr/

jeudi 26 novembre 2009

Ce qu'il faut savoir

Comme nous le savons déjà, plusieurs accords euro-méditerranéens ont été passés pour instituer une association entre la Communauté européenne et ses États membres et les pays sud-méditerranéens.
Pour rappel, cela a été le cas, en 2006, du Liban qui a passé un Accord euro-méditérranéen avec plusieurs pays de la Communauté européenne : Belgique, Danemark, République fédérale d'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, la France, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Finlance, la Suède, la Grande-Bretagne (et l'Irlande du Nord).
. Cet accord prend en compte le "régime de libre-échange, tel que garanti par l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994 (GATT) et par les autres accords multilatéraux joints au traité instituant l'Organisation mondiale du commerc (OMC)" (texte L 143/2 FR, Journal officiel de l'Union européenne du 30 mai 2006).
. Bien entendu, cet accord met le doigt sur "l'écart existant au niveau du développement économique et social entre le Liban et la nécessité de renforcer le processus de développement économique et social" de ce pays, dues aux épreuves qu'il a traversées au cours des dernières décennies.
. Cependant, il est clairement établi que les dispositions de l'accord lient le Royaume Uni et l'Irlande en "tant que parties contractantes distinctes" en non pas en leur qualité d'Etats membres. Cependant, cette clause peut changer et la Grande-Bretagne ou l'Irlande peuvent notifier au Liban qu'elles sont "désormais lié(es) en tant que membre(s) de la Communauté, conformément au protocole sur la position du Royaume-Uni et de l'Irlande annexé au traité sur l'Union européenne et au traité instituant la Communauté européenne".
Ces dispositions concernent également le Danemark.

. Pour ce qui est des questions bilatérales et internationales d'intérêt commun : soutien au Liban dans "ses efforts de restructuration, de réforme et d'ajustement sur le plan économique" notamment ; coopération soutenue dans les "domaines économique, scientifique, technologique, social, culturel et audiovisuel".

mardi 5 mai 2009

Economie euro-méditerranée : vingt projets multilatéraux sur la table de travail pour 2009

Ce sont vingt engagements qui avaient été pris, juillet 2008, par dix banques euro-méditerranéennes (1) , en vue de faciliter particulièrement l’épargne des migrants, de baisser le coût des transferts et de favoriser le financement des petites et moyennes entreprises et des infrastructures au sud de la Méditerranée.

Il reste à s’interroger (la crise étant de plus en plus cruciale) sur la concrétisation de ces projets que s’est fixé le comité stratégique qui rassemble les présidents ou directeurs généraux de ces établissements et dont la composante s’est développée depuis le protocole initial de juillet 2008. En effet, la Fransabank Sal (Liban) et la BAD ont adhéré, depuis, au groupe. L’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) sont membres à part entière.

L’AFD avait d'ailleurs réuni,
toujours en juillet 2008, neuf établissements financiers privés du Nord et du Sud (2) pour constituer un groupe de travail en vue de voir, selon les termes du protocole d’accord signé, comment "faciliter l'épargne et la bancarisation des transferts des migrants" et de "promouvoir le développement des PME et des projets d'infrastructures au Sud de la Méditerranée".

De ces projets, il faut retenir dans les grandes lignes :
- Les projets visant à favoriser les transferts financiers : leur configuration prendra appui sur la plateforme Bravo de la Confédération espagnole des Caisses d’épargne (CECA). Ainsi l’un d’entre eux sera de mettre en œuvre des solutions de transfert de "carte bancaire à carte bancaire".
- Les projets de lancement de produits bancaires, d’assurance et immobiliers, comme par exemple l’ajustement d’un produit d’épargne au Nord à un produit d’épargne au sud, qui offrirait donc les mêmes avantages dans la monnaie locale convertible. Ainsi en sera-t-il de la création d’un "pack" pour les étudiants originaires du Sud de la Méditerranée et venant en Europe pour leurs études.
- Les projets de financement des PME qui prendront modèle sur le Centre italien de soutien à l’internationalisation d’Intesa Sanpaolo : soutien au développement international des PME, accompagnement des migrants souhaitant lancer leur propre entreprise ou investir dans la micro-entreprise et cela, dans leurs pays d’origine…
- Les projets de financement d’infrastructures et de grands projets. Dans ce cadre-là, la Banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement auront à intervenir.

(1) Al Amana (Maroc) ; Attijariwafa Bank (Maroc) ; Bank of Alexandria (Egypte) ; la CECA (Espagne) ; le CIH (Crédit Immobilier et Hôtelier du Maroc) ; Fransabank (Liban) ; le Groupe Caisse d’Epargne (France) ; Intesa Sanpaolo (Italie) ; la BEI ; l’AFD.
(2) Al Amana et Attijariwafa Bank, Bank of Alexandria, Banque internationale arabe de Tunisie, Banque tuniso-koweitienne, Confédération nationale des Caisses d'épargne espagnoles, Crédit immobilier et hôtelier du Maroc, Groupe Caisse d'épargne de France et Intesa Sanpaolo.

mercredi 21 janvier 2009

Union pour la Méditerranée : calendrier 2009

La conjoncture financière mondiale étant, on supposera que les projets de l’Union pour la Méditerranée sont gelés ou, du moins, que ses conséquences auront freiné leur mise en œuvre. Sur les 130 projets arrêtés, ont sait que 44 sont financés par la Banque européenne d’investissement (BEI) et qui se répartissent entre l’Algérie, l’Egypte, Israël, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie et Tunisie. Cependant, outre la crise, il y a la situation dans une partie de la Méditerranée qui pourrait avoir un impact sur lesdits projets.
Il semblerait pourtant, du côté de la BEI, que les partenaires de l’Union pour la Méditerranée soient rassurés et que les financements sont maintenus.

Pour ce qui concerne les futures réunions en 2009, la crise mondiale n’a pas freiné l’avancée et la dernière rencontre des ministres des Affaires étrangères, à Marseille, a fixé le calendrier annuel 2009 dont nous retiendrons pour l’essentiel :
. 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur les projets de développement durable ;
. 6e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur les transports et le développement urbain ;
. 2e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ;
. 6e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’énergie ;
. 4e réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur l’environnement ;
. Conférence annuelle sur la transition économique Euromed qui est remplacé par un autre organisme ;
. 9e réunion ministérielle de la FEMIP;
. 5e réunion ministérielle ECOFIN euro-méditerranéenne ;
. 8e conférence euro-méditerranéenne des ministres du Commerce ;
. 1ère réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement rural.

lundi 20 octobre 2008

Egypte : plusieurs prêts approuvés par l’Agence française de développement



(Photo : siège de l'Agence française de développement)

L’Agence française de développement est un établissement de crédit spécialisé. Elle ne finance que les projets publics ou privés qui répondent aux critères établis par le Comité d’aide au développement de l’OCDE (source : www.minefe.gouv.fr). Parmi les projets qu’elle finance, on note ceux qui concernent les transports, le développement urbain, l’eau, l’assainissement, l’énergie. C’est le cas, par exemple, de l’Egypte :

. Aéroport du Caire : un prêt de 55 millions d’euros, approuvé par l’AFD (Agence française de développement, sera accordé à la Cairo Airport Company pour la modernisation des terminaux de l’aéroport du Caire et la construction d’un troisième terminal que la compagnie égyptienne avait engagés.

. Programme européen d’amélioration de l’eau et de l’assainissement dans le Delta du Nil : l’AFD a approuvé un prêt de 40 millions d’euros à l’Etat égyptien qui a souscrit des investissements conséquents en vue d’atteindre un taux de desserte de près de 100% pour l’eau potable. Cependant, l’assainissement auquel les zones rurales n’y ont accès que très partiellement, lui, il demeure en l’état, tout comme le traitement des eaux usées qui demeure encore faible ; cela, malgré une nette réforme au sein des services administratifs étatiques qui a conduit à la création d’entreprises publiques indépendantes.
Par ailleurs, en vue d’aider à l’application de ces réformes, un programme au coût de 272 millions d’euros, consentis par plusieurs bailleurs européens, a été mis sur pied. Le même programme devra améliorer les conditions d’accès à l’eau de 1,6 million de personnes et à l’assainissement, de 2,5 millions de personnes.

. Financement des petites et moyennes entreprises égyptiennes : l’AFD a approuvé un prêt d’un montant de 30 millions d’euros au Crédit Agricole Egypte, qui devrait financer environ 500 petites et moyennes entreprises. Le marché des grandes entreprises étant devenu très concurrentiel, les banques se tournent vers le marché des petites et moyennes entreprises qui tend à devenir un vecteur important dans la croissance économique et un fournisseur d’emplois pour une Egypte aux prises avec le chômage et une croissance minimale.

jeudi 18 septembre 2008

Ce qu'il faut savoir ...

Young Mediterranean Leaders : premier forum à Tunis

Dans le cadre du programme Invest in Med (intéressant les réseaux euro-méditerranéens de chambres de commerce et d’industrie, d’alliances d’entreprises et d’agences de développement économique), le premier Young Mediterranean Leaders Forum se tiendra, à Tunis, du 16 au 18 octobre 2008.
Ce forum qui réunira des décideurs des deux rives de la Méditerranée, a pour objectif premier de proposer des projets générés par de jeunes leaders du monde économique, politique, scientifique et culturel de la région nord et sud méditerranéenne. Ensuite, ce forum sera l’idée de lancer un réseau de jeunes décideurs âgés de 30 à 45 ans, très impliqués et très dynamiques dans leurs domaines respectifs.
Aussi, l’appel est fait par Invest in Med en direction des initiatives qui devront être envoyées par leurs initiateurs avant le 21 septembre 2008 à :
initiatives@invest-in-med.eu
Par ailleurs, pour assister à ce forum, la participation se fait sur invitation. Pour ce faire, il faut se rapprocher soit de :
- Young Mediterranean Leaders Forum:
www.yml-forum.org
- REGARDS
8, rue Fallempin – 75015 Paris (France)
Mail :
yml@regards-events.fr
Tél. : +33 1 45 78 36 00

samedi 21 juin 2008

Union pour la Méditerranée : l'Algérie sera peut-être présente à Paris

Le Premier ministre français est en visite en Algérie pour deux jours, visite qui d'ailleurs a abouti à plusieurs accords franco-algériens (nucléaire civil et militaire) dont une convention sur la banque et les assurances qui devra améliorer les relations économiques entre les deux pays.

Un autre sujet sera aussi l'objet de discussion : le projet de l’Union pour la Méditerranée. Alors que tous se posaient en conjectures quant à la présence de l’Algérie au sommet du 13 juillet prochain à Paris, le Premier ministre algérien vient de déclarer que « L’Algérie est favorable au rapprochement des deux rives de la Méditerranée » en se référant au projet présenté par le Chef d'Etat français et de déclarer au quotidien français, Le Monde, que la venue du président algérien n’était pas « exclue ».

mardi 13 mai 2008

Maroc : séminaire sur le financement de l’innovation

Un séminaire sur le financement de l’innovation et vers la création d’outils régionaux se déroulera sur 26 au 28 mai 2008, à Casablanca (Maroc). Il intervient dans le cadre d’un programme Medibtikar-Euromed et Technology Program. Son organisation est supervisée par l’association ANIMA.
Au cours de ce séminaire, seront abordés les enjeux du financement de l’innovation, la promotion des projets et l’amélioration du « dealflow » (ou plus clairement, le flux d’affaires qui comprend un ensemble de propositions d’investissements apportés, par exemple, soit par des intermédiaires spécialisés ou des réseaux affiliés, soit par les entrepreneurs).
Seuls les professionnels du capital investissement ou des entrepreneurs innovants peuvent assister à ce séminaire. Dans ce cas, il faut prendre contact par mail :
emmanuel.noutary@anima.coop (en précisant l'objet : Financement de l’innovation – Candidature séminaire Maroc).

L’association ANIMA Investment Network (basée à Marseille) accompagne depuis plusieurs années la mise en place d’outils et de méthodes d’investissement des agences de promotion d’affaires en Méditerranée, et cela, dans le cadre d’un programme européen.